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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 13:30
- Publié dans : Politiquement incorrect !

La Préfecture de Haute-Garonne s’acharne contre un homosexuel étranger, pacsé avec un Français

 

 

 

 



 


Communiqué de presse



La Préfecture de Haute-Garonne s’acharne contre un homosexuel étranger, pacsé avec un Français

 

 

 

Après deux ans et demi de concubinage, ponctués d’un PACS enregistré il y a 14 mois, un homosexuel étranger vivant à Toulouse est confronté à un véritable acharnement de la part de la Préfecture de Haute-Garonne.

 

 

En dépit des circulaires en vigueur et de la jurisprudence du Conseil d’Etat, Dominique BUR, le Préfet de Haute-Garonne persiste à refuser un titre de séjour vie privée et familiale au requérant.

 

 

Malgré de nombreuses interventions d’élus locaux et nationaux, la Préfecture de Haute-Garonne continue à faire la sourde oreille, infligeant au demandeur un traitement qui relève désormais du harcèlement. En effet, les services préfectoraux usent de manœuvres dilatoires pour priver un étranger d’un droit qui lui est dû.

 

 

Alerté sur cette situation, le Collectif Contre l’Homophobie est intervenu le 6 janvier 2010 dernier auprès de Dominique BUR pour plaider la cause du demandeur (voir courrier ci-joint) ; puis auprès d’Eric BESSON, Ministre de l’immigration 21 janvier dernier pour dénoncer les dysfonctionnements manifestes et l’abus de pouvoir dont est victime le requérant (voir courrier ci-joint).

 

 

Face au mutisme scandaleux de nos interlocuteurs et au traitement indigne qu’ils réservent à ce couple, le Collectif Contre l’Homophobie invite toutes les associations et tous les citoyens à manifester leur réprobation et à accentuer la pression sur :

 

 

Dominique BUR, Préfet de Haute-Garonne :

secretariat-prefet-dircab@haute-garonne.pref.gouv.fr

France JEAN-ALPHONE, Bureau des étrangers de la Préfecture de Haute-Garonne :

France.jean-alphonse@haute-garonne.pref.gouv.fr

 

Eric BESSON, Ministre de l’immigration :

sp.besson@iminidco.gouv.fr

Fax : 01 77 72 61 15

 

 

Nous étudions également les éventuelles suites judiciaires à donner au blocage de la Préfecture de Haute-Garonne.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de ce dossier.

 

 

Hussein BOURGI,

Le président

06 89 81 36 90






    CCH    
   

    1 rue Embouque d’Or

    34 000 Montpellier

   

       
Montpellier, le 06 janvier 2010
         

 

 

 


 
Monsieur Dominique BUR,
Préfet de Haute-Garonne
Préfecture de Haute-Garonne
1 place Saint-Etienne
31038 Toulouse Cedex 9

 






Monsieur le Préfet,
 

 


J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur la demande (N° ETR 3103080497) d’une carte de séjour au titre de la vie privée et familiale déposée le 25 juin 2009 auprès de vos services par Monsieur A., citoyen étranger domicilié à Toulouse (31500).

 


Comme vous le savez la réglementation prévoit l’octroi d’une carte de séjour au titre de la vie privée et familiale à tout ressortissant étranger vivant en couple avec un citoyen français et remplissant les conditions cumulatives suivantes :

- Avoir conclu un PACS

- Avoir apporté la preuve d’une vie commune d’au moins un an

 

Ce droit est clairement énoncé dans les circulaires NOR/INT/D/04/00134/C (du 30 octobre 2004) et NOR/INT/D/05/00097/C (du 31 octobre 2005) du Ministère l’Intérieur.

 


En effet dans ces circulaires ministérielles, il est clairement indiqué qu’un étranger prouvant « la réalité, l’ancienneté et l’intensité de ses liens personnels et familiaux en France, devait bénéficier de la protection de sa vie privée et familiale en vertu de l’article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».

 

 

De surcroît l’article 12 de la loi n°99-944 du 15 novembre 1999 relative au PACS dispose que « la conclusion d’un PACS constitue l’un des éléments d’appréciation des liens personnels en France au sens de l’article 12 bis de l’ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée ».

 

 

La circulaire ministérielle vous demandant d’apprécier la réalité et la stabilité des liens d’un couple uni par le PACS vous invite également « à considérer comme satisfaisante la condition de stabilité des liens en France, dès lors que les intéressés justifieraient d’une durée de vie commune en France égale à un an »

 


Or en l’espèce les deux conditions cumulatives sont valablement remplies :

 

1- La conclusion d’un PACS :

L’enregistrement du PACS de Monsieur A. avec Monsieur C., citoyen français, a eu lieu le 05 novembre 2008, au Tribunal d’Instance de Toulouse.

 

 

2-Une durée de vie commune en France égale ou supérieure à un an :

Messieurs A. et C. ont noué une liaison affective depuis leur rencontre le 25 mai 2007 à Toulouse, ville où le premier était venu effectuer des études (depuis le 20 septembre 2006) et où le second travaille.

 

 

En septembre 2007, Monsieur A. emménageait au domicile de Monsieur C. Ce fait est attesté par de nombreux documents administratifs :

 


- Les courriers de La Mutuelle Des Etudiants adressés à Monsieur A. au domicile de son compagnon dès le 6 août 2007 ;
- Les courriers de la CPAM adressés à Monsieur A. au domicile de son compagnon ;
- La  notification de droits et paiements de la CAF datant du 6 octobre 2007 ;
- L’attestation de la MACIF datée du 15 juillet 2008 mentionnant la qualité d’ayant droit de Monsieur A. dans le Régime Prévoyance Familiale et Accident souscrit par Monsieur C.;
- La déclaration de vie en commun effectuée par le couple auprès de la Mairie de Toulouse le 18 septembre 2008 ;
- La domiciliation mentionnée sur le titre de séjour "étudiant" délivrée par la Préfecture de Haute-Garonne le 30 octobre 2008 ;
- Le contrat et les factures d’EDF libellés aux noms de Messieurs C. et A.;
- Le contrat et les factures de BOUYGUES Telecom adressés à Monsieur A. au domicile qu’il partage avec son conjoint ;
- Les déclarations des revenus pour 2006 et 2007 effectuées par Monsieur A. et dans lesquelles il mentionne l’adresse de son domicile conjugal ;
- La déclaration des revenus pour 2008 effectuée conjointement par Messieurs C. et A..

Cette vie de couple est également confirmée par les nombreuses attestations de la famille de Monsieur C. et des amis respectifs et/ou communs de Messieurs C. et A.

Alors que le dossier de Monsieur A. est exhaustif, complet et étayé, vos services lui ont infligé et continuent à lui infliger un véritable parcours du combattant.

- Monsieur Bertrand AUBAN, Sénateur de Haute-Garonne le 9 octobre 2009
- Madame Catherine LEMORTON, Députée de Haute-Garonne le 12 octobre 2009, puis le 10 décembre 2009
- Monsieur Pierre COHEN, Député Maire de Toulouse le 14 octobre 2009
- Madame Martine MARTINEL, Députée de Haute-Garonne le 19 octobre 2009
- Monsieur Pierre IZARD, Président du Conseil Général de la Haute-Garonne en octobre 2009
- Monsieur Martin MALVY, Président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées le 12 novembre 2009
- Monsieur Kader ARIF, Député européen le 28 décembre 2009


Par ailleurs, je vous soumets les faits accablants et invraisemblables que Monsieur A. m’a rapportés, au cas où vous n’en auriez pas connaissance :


- Lors de son premier déplacement à la Préfecture de Haute-Garonne en décembre 2008, pour déposer son dossier de demande de changement de statut d’étudiant à vie privée et familiale, il s’est vu opposer un refus catégorique de la part de l’agent d’accueil de sexe masculin, chargé d’orienter le public, au motif que la durée de vie commune était insuffisante. Celui-ci a indiqué après consultation de son chef de service que la durée de vie commune requise était de 3 ans ;
- Surpris par cette réponse et cette fin de non recevoir, Monsieur A. a eu confirmation de la part de Monsieur S. du Centre Interministériel de Renseignements Administratifs (CIRA.) d’être dans son bon Droit ;
- Monsieur S. l’a invité à se représenter à la Préfecture, ce qui fut fait en janvier 2009, ayant passé la barrière de l’agent d’accueil, Monsieur A. s’est vu répondre par le jeune agent d’accueil de sexe féminin en poste au service des étrangers, que son dossier était irrecevable car ne remplissant pas la condition requise d’une vie commune de 3 ans. Face à l’insistance de Monsieur A. et de son compagnon, celle-ci a bien voulu consulter sa chef de service qui lui aurait confirmé cette condition là ;
- Monsieur A. ayant fait part de la réponse de vos services à Monsieur S. , celui-ci l’a orienté vers Madame B., responsable de la Direction de la Réglementation et des Libertés Publiques au sein de votre Préfecture. Ayant vainement tenté de joindre téléphoniquement Madame B. , le secrétariat de celle-ci a invité Monsieur A. à envoyer par voie électronique puis postale le dossier (initialement refusé). Ce qui fut fait en janvier 2009 ;
- Le 14 mai 2009, les services de Madame B. ont téléphoné à Monsieur A. pour lui signifier que la durée de vie commune requise était bien de 3 ans et qu’ils s’orientaient vers un rejet de sa demande. L’interlocutrice a argué de l’existence de nouveaux textes, dont elle a été incapable de communiquer les références ;
- Le 4 juin 2009, Monsieur A. vous a dressé une lettre A/R demandant à pouvoir déposer son dossier formellement auprès du service préfectoral concerné ;
- Suite à cette démarche, un rendez-vous fut accordé pour le 25 juin 2009 à 14h30.
- Or lors de ce dépôt, l’agent qui l’a reçu (initiales : DQ) lui a signifié que sa démarche était vouée à l’échec et a restitué à Monsieur A. les timbres fiscaux d’une valeur de 70€ ainsi qu’un courrier notifiant la décision de refus afin que le demandeur puisse obtenir le remboursement de cette somme. Il a également restitué les 3 photos d’identité qui étaient dans le dossier sur lequel il a mentionné « refus : 1,5 ans de vie commune ». 


Cette succession de faits témoigne des manœuvres dilatoires et d’un abus de pouvoir manifeste de la part de certains agents dans vos services.


Dans ces conditions, je vous demande solennellement de bien vouloir :


Je vous informe qu’en l’absence de réponse écrite et motivée sur le fond dans un délai maximal d’un mois, j’envisage, avec l’accord du requérant, d’organiser une conférence de presse en présence de nombreux élus et de diverses associations pour faire part de cette situation aux médias locaux comme nationaux.
 

Croyez bien que je regrette de devoir, pour un premier contact avec vous, user d’un ton aussi ferme mais la matière calamiteuse et scandaleuse dont vos services ont traité Monsieur A. le justifie amplement. Tout comme l’absurdité de cette situation kafkaïenne qui oblige Monsieur A. à décliner les propositions d’emploi qui lui parviennent.


Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes respectueuses salutations.

 

 

 

 

 

Hussein BOURGI,

Le président

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 12:15
- Publié dans : Ident-homo
Etre gay dans les affaires était inacceptable





Dans sa première grande interview depuis qu'il a été "outé" par la presse en juin 2007, l'ancien PDG de BP, Lord Browne évoque les difficultés auxquelles les homosexuels doivent face dans le monde des affaires.



Etre gay dans les affaires était inacceptable



Dans un long entretien au Sunday Times, l'ex-PDG, âgé aujourd'hui de 61 ans parle ouvertement de ses années dans le placard et raconte comment son expérience l'a mis en contact avec d'autres homosexuels ayant rencontré les mêmes difficultés.

"Il était évident pour moi que c'était tout simplement inacceptable d'être gay en affaires, et plus encore dans le commerce du pétrole"
, déclare-t-il.

Commentant la quasi-absence de businessmen ouvertement homosexuels dans les hautes instances des affaires, il explique : "Il y en avait quelques-uns du temps où j'exerçais moi-même, mais il y a davantage de gens qui sortent du rang aujourd'hui".

Lord Browne avait été contraint de démissionner en juillet 2007 après que son ex-partenaire ait raconté leur relation à la presse et affirmé que l'ancien PDG lui avait procuré de nombreux avantages financiers et en nature, parfois en utilisant les moyens de la compagnie.

Né en Allemagne en 1948 d'un père officier britannique et d'une mère hongroise rescapée d'Auschwitz, John Browne, anobli en 1998 et pair à vie depuis 2001, est resté une figure très respectée du monde des affaires britanniques, notamment pour avoir fait la fortune de la compagnie BP.

Depuis sa démission, un certain nombre de postes de haut niveau lui ont été proposés, jusqu'à son poste actuel de président de la Tate.

Browne confie avoir reçu "des centaines et des centaines de lettres", "dont beaucoup d'hommes gay âgés ayant eu des histoires vraiment déchirantes" et avoir répondu à tous.

Il confie aussi avoir réfléchi à la manière dont son outing a changé sa vie.

"Un des bénéfices de cette expérience est que je peux être très à l'aise désormais. Deux parts de moi ont été réunies en réalité pour la première fois. C'est merveilleux parce que ça me rend plus heureux et cela me permet d'avoir des relations différentes avec les gens"
, explique-t-il.

"Je suis probablement plus léger désormais"
, conclut-il.




Source : Ellico
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 12:00
- Publié dans : Homophobie
L'ancien rugbyman gay ne veut pas qu'on se moque de son nom




L'Australien Ian Roberts était devenu le premier joueur de rugby à faire son coming out, en 1995 alors qu'il était toujours en activité. Il accuse la chaîne Nine d'avoir diffusé un sketch injurieux pour les gays. Et d'avoir par la même occasion sali son nom.



L'ancien rugbyman gay ne veut pas qu'on se moque de son nom



Ian Roberts sort de sa retraite sportive.


L'ancien joueur de rugby australien ouvertement gay a en effet décidé de se joindre à une plainte déposée à l'encontre de la chaîne Nine après la diffusion en mai 2009 d'un sketch controversé.


En cause, une saynète du programme NRL Footy Show, une émission hebdomadaire consacrée au rugby et extrêmement populaire en Australie.


On y découvre le frère imaginaire de Matthew et Andrew Johns, deux anciennes vedettes de ce sport, et tout deux réellement frères.


Particularité de ce (faux) frère : il est gay.


Et pour être sûr que tout le monde a bien compris, il répond au petit nom de... Elton (Elton Johns, vous suivez ?).


Tout cela dans le plus pur style du « mockumentary » nous dit la chaîne, c'est-à-dire un faux documentaire au ton satirique.


Et l'action elle-même ?


Eh bien, on voit le papa Johns tenter de rendre son fils à l'hôpital: « je veux le retourner, dit-il, car il est défectueux ».


Et puisqu'il est gay, tout le monde se pose la question : est-il oui ou non sorti avec Ian Roberts ?



«Comment ont-ils osé se servir de mon nom ? »



Blessé par ce sketch, le rugbyman aujourd'hui devenu acteur a donc décidé de se joindre à la plainte initialement déposée par le militant des droits LGBT Gary Burns.


« Le message qui est ainsi renvoyé, a expliqué Ian Roberts, à savoir qu'en étant gay vous ne valez d'une certaine manière pas grand chose, est inacceptable.

Ce qui m'a vraiment bless
é c'est qu'ils ont utilisé mon nom pour justifier qu'un homosexuel qui aime le rugby et vit selon les stéréotypes de la masculinité est quelque part meilleur qu'un homme qui n'aime pas le sport et préfère l'art. »


Et de conclure : « comment ont-ils osé se servir de mon nom ? »


Du côté de la chaîne Nine, on assure que ce sketch n'a jamais eu pour objectif d'insulter la communauté gay.


« D'ailleurs, a-t-elle indiqué par la voix de son porte-parole, il y a déjà plusieurs mois de ça, le Footy Show a diffusé un sujet sur toute la question, expliquant que ce sketch était en fait une comédie satirique qui n'avait aucunement pour but d'insulter.


Nous laisserons donc au tribunal le soin de traiter cette plainte ».


Photo Eric Schwabel, pour le site du magazine gay australien DNA.

 

 

Source : Têtu

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 05:59
- Publié dans : Politiquement incorrect !
Homophobie : le témoignage du futur adoptant




Suite à l'accusation d'homophobie envers le conseil général, le porteur de la demande d'adoption témoigne.




Homophobie : le témoignage du futur adoptant




O. R. est aujourd'hui directeur des services enfance et jeunesse de son village en Ariège, après s'être longuement occupé de personnes âgées.


Également pompier volontaire, O.R. est connu pour son altruisme et son charisme.


Âgé de 36 ans, il assume son homosexualité sans état d'âme et vit avec son compagnon J.-Ch.


Ce compagnon qui, le 7 novembre 2005, a sollicité un agrément en vue d'une adoption auprès des services du conseil général compétents.


Au terme d'une enquête menée par les techniciens du conseil général, son président Augustin Bonrepaux a motivé son refus d'agrément en s'appuyant sur la jurisprudence de 2006 et sur le principe de précaution (cf. encadré ci-dessous).


Comment avez-vous pris le fait que Michel Teychenné prenne pour exemple le refus d'Augustin Bonrepaux de vous accorder l'agrément en vue d'une adoption pour témoigner de l'homophobie supposée de ce dernier ?


Mal !


Découvrir comme ça dans la presse son histoire jetée en pâture, je ne le prends pas très bien.


Je ne veux pas être récupéré par qui que ce soit et surtout pas à des fins politiques. Michel Teychenné a été pour le moins maladroit.


Je ne veux pas être instrumentalisé. Je connais Michel Teychenné, nous avons une passion commune pour les chevaux de Mérens, mais mon compagnon et moi nous n'avons jamais confié à Michel Teychenné quoi que ce soit.


J'ai l'impression d'être un peu l'otage d'un règlement de comptes politicien auquel je ne veux pas être mêlé.


Il ne nous a pas prévenus de ce qu'il allait faire.


Avez-vous le sentiment d'avoir été victime de par ce refus d'agrément en vue d'une adoption d'une décision homophobe ?


Non ! absolument pas !


Je suis quelqu'un de tolérant et je peux comprendre que l'on ne soit pas d'accord sur le fait qu'un couple d'homosexuels puisse adopter un enfant.


J'accepte la différence de point de vue. Lorsque certains techniciens du conseil général ont donné un avis favorable, M. Bonrepaux aurait pu leur demander d'exprimer le contraire.


Il ne l'a pas fait.


Dans le cas contraire, il aurait alors fait preuve d'homophobie.


Avez-vous de la rancœur envers le président du conseil général ?


Je n'en veux à personne.


Aujourd'hui, on est en 2010, je souhaite qu'avec du temps et de la réflexion M. Bonrepaux change un jour d'avis.


Evolue sur cette question.


Ce n'est pas moi qui le forcerai de quelque façon que ce soit.


Le tribunal administratif de Toulouse, le 27 octobre dernier, a annulé la décision du département.


Augustin Bonrepaux m'a signifié qu'il n'interjetterait pas appel et qu'il respecterait ainsi les évolutions liées à la jurisprudence européenne.


Votre compagnon et vous persistez-vous dans votre volonté d'adopter un jour un enfant ?



Bien sûr !


Je suis jusqu'au-boutiste !


Mais je poursuivrai ce but dans le strict cadre de la législation.


Je ne veux pas faire de mon homosexualité une carte de visite.


Je ne veux pas déranger les gens, les choquer, les bousculer, faire dans la provocation. Nous avons eu des soutiens, ici en Ariège.


Nous ne sommes pas plus rétrogrades qu'à Paris ou ailleurs.


C'est vrai, certains de nos amis nous ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec nous.


Nous pouvons le comprendre et respectons leur point de vue.


Les choses se feront avec le temps, les mentalités évolueront, c'est inexorable.


Il faut respecter le rythme. Voilà tout…





Les explications du conseil général


Augustin Bonrepaux, président du conseil général de l'Ariège, explique :


« Une personne a sollicité en 2005 un agrément en vue d'une adoption.


Suivant la procédure, et après enquête, les avis médico-sociaux sont favorables mais l'un d'eux laisse apparaître deux réserves.


A cette date, la jurisprudence en vigueur s'appuie sur un arrêt de la Cour européenne des Droits de l'homme validant la décision du département de Paris qui avait refusé l'agrément à l'adoption pour une personne homosexuelle.


En 2006, la commission d'agrément départementale a donc émis un avis défavorable en l'absence d'un consensus de la communauté scientifique sur les conséquences éventuelles de l'accueil d'un enfant par un ou des parents homosexuels.


Avis que j'ai suivi, en conscience et au nom du principe de précaution.


Difficile, alors, d'anticiper le revirement de jurisprudence opéré par la Commission européenne des Droits de l'homme en 2008.


Le tribunal administratif de Toulouse ne pouvait donc que tirer les conséquences de cette nouvelle décision de la Cour européenne et annuler la décision du département de l'Ariège.


Le conseil général n'a pas interjeté appel, respectant ainsi les évolutions jurisprudentielles.


J'ai donc invité logiquement les services départementaux à procéder à un nouvel examen du dossier ».


Source : LaDépêche

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 01:00
- Publié dans : L'homme
L'Homme du 9 février 2010





L'Homme du 9 février 2010
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