Un éventail du crime à travers cinq procès
ASSISES. à partir de ce matin et jusqu'au 26 novembre, la cour statuera sur des affaires de viol, empoisonnement, braquage et meurtre à caractère homophobe. C'est
un large éventail du crime sur lequel la cour d'assises des Landes, présidée par Catherine Mollet, statuera jusqu'au 26 novembre. La dernière session de l'année débute ce matin. Deux affaires de
moeurs occuperont les débats jusqu'à la fin de la semaine. Suivront trois autres dossiers.
15 et 20 ans encourus.
Premier procès, celui d'Antoine Furbur, 46 ans, accusé d'avoir violé une femme de
63 ans, dans la nuit du 11 au 12 décembre 2004, à Saint-Julien-en-Born.
Cinq ans de plus planent au-dessus de la tête de Théophile Cadudal, 41 ans poursuivi pour « viol et agression sexuelle par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime »,
en l'occurrence, son ex-belle-fille, âgée de 16 ans au moment des faits.
Poison et bijouterie.
La perpétuité, c'est ce que risque Martine Delaby, 51 ans, pour «
administration de substances de nature à entraîner la mort avec préméditation sur personne vulnérable et vol ». Sa victime ? Son ex-compagnon, un homme fragile placé sous curatelle
renforcée, qu'elle est soupçonnée d'avoir drogué pour lui soutirer de l'argent.
Lee Djaballah, 23 ans, et David Gaudin, 41 ans, comparaissent pour la seconde fois devant une cour d'assises pour le braquage de la bijouterie bayonnaise Harits, le
3 mars 2004.
Homophobie meurtrière ? La dernière affaire, qui sera examinée du 24 au 26 novembre, a profondément secoué la commune
de Parentis-en-Born.
Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2006, Dominique Leclerc, un retraité de 68 ans
sans histoires est tué, chez lui, d'une balle de carabine en pleine tête.
Son compagnon, Thierry Guignet, est également blessé.
L'auteur des faits, le voisin du couple, est interpellé quelques minutes plus tard par les gendarmes, venus en force.
Poursuivi pour « meurtre et tentative de meurtre à raison de l'orientation sexuelle des victimes », Thierry Ransinangue a avoué l'homicide mais n'a jamais reconnu avoir agi par
homophobie, circonstance aggravante qui lui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité.
Cet ancien employé du Centre d'essais et de lancements de missiles de Biscarrosse âgé d'une cinquantaine d'années sera conseillé par deux avocats montois, Me Cathy Garbez-Chambat et Me Frédéric
Dutin.
Outre Thierry Guignet, plusieurs membres de la famille de Dominique Leclerc pourraient se constituer partie civile.
Source : SudOuest
















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