Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Sur fond de traité simplifié, les homos polonais ignorés |
Fruit de longs mois de négociations, le «traité simplifié», présenté comme une victoire de Sarkozy, repose sur un compromis en forme d’abdication de la part de l’Union européenne face à la Pologne des jumeaux Kaczynski (du parti Droit et justice, PiS, conservateur). Elle n’appliquera pas la charte des droits fondamentaux, en particulier les dispositions concernant les droits des minorités sexuelles.
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Bien que l’article 32 de la Constitution et le code du travail dénoncent toute forme de discrimination, 13 % des gays et des
lesbiennes polonais ont déjà subi des violences physiques, plus de 50 % des violences psychologiques et plus de 80 % jugent nécessaire de dissimuler leur orientation sexuelle sur leur
lieu de travail.
Dans un pays à très forte majorité catholique, l’homosexualité continue d’être vue comme un péché.
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2. Y a-t-il homophobie d’Etat ?
En 1932 la Pologne, sous l’influence du code pénal napoléonien, était l’un des premiers pays d’Europe à décriminaliser
l’homosexualité.
Aujourd’hui, la presse de droite n’hésite pas à affirmer qu’il s’agit d’une importation occidentale, étrangère à la tradition polonaise, et elle dénonce l’action du «lobby rose
international»,«promotion de l’homosexualité à l’école».
Son frère jumeau, le président Kaczynski, est lui aussi un homophobe notoire qui demeure persuadé que l’homosexualité conduit l’humanité à son «extinction». qui aurait infiltré les institutions européennes.
3. Comment tentent de réagir les militants gays et lesbiens ?
Aujourd’hui, les groupes gays et lesbiens sont peu nombreux ; une subculture avec des pubs ou des clubs homosexuels n’existe que dans
les grandes villes.
Pour les deux principales organisations lesbiennes gay, bi et trans (LGBT), Lambda Warszawa et Campagne contre l’homophobie (KPH), il est essentiel non seulement de créer une
identité homosexuelle positive, mais aussi de mobiliser l’opinion.
En 2010, l’Euro Pride se tiendra à Varsovie, choix qui a valeur de symbole, puisque la Pologne sera le premier pays d’Europe de l’Est à accueillir la manifestation.
Pour Tomasz Szypula, secrétaire général de KPH, «le plus important est que nous avons une chance d’être plus visibles et de créer une vraie communauté avec des leaders, ce qui nous
permettra d’être assez forts pour influencer la politique polonaise. Je compte aussi sur les organisations LGBT de toute l’Europe pour qu’elles nous témoignent leur solidarité.
L’Euro Pride à Varsovie sera un retour aux racines de l’idée de “fierté”. Cela ne sera pas seulement un moment de joie, mais aussi un cri fort pour demander le respect».
Source : http://www.liberation.fr
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