Jeudi 8 novembre 2007
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Publié dans : TV-Cinéma-Spectacles
Le film Queen size bed du réalisateur espagnol Emilio Martinez-Lazaro nous entraîne dans une série de gags où plusieurs couples se font et se défont à un rythme effréné. Une réflexion sur
l’évolution des mœurs servie par une bande originale inoubliable.
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Queen size bed évoluent de manière assez originale dans l’univers de la comédie musicale et nous conte l’histoire de deux couples à la
dérive.
Marta abandonne Javier sur le parvis de l’église le jour de leur mariage pour poursuivre sa folle passion avec Raquel entamée quelques mois plus tôt.
Sans attendre Raquel quitte Pedro et va s’installer chez Marta.
Quand les deux hommes apprennent les liens unissant leurs compagnes, ils se replient dans l’appartement de Pedro et entament alors leurs nouvelles vies de célibataires. Les quatre personnages mis
en scène se retrouvent alors plongés dans un tourbillon de situations improbables, entre désir et confusion sexuelle.
Ils sont les témoins des changements de la société et se livrent alors sans tabous aux jeux de la séduction du hasard dans un univers gai et coloré.
Entre comédie romantique et comédie musicale
Queen size bed est la suite réussie de El otro lado de la cama (littéralement, « de l’autre côté du lit ») qui
a connu un grand succès en Espagne, en 2002.
Ce film contait les mésaventures d’un groupe d’amis en proie aux joies et aux mésaventures de la vie conjugale.
Ces hommes et ces femmes expriment leurs passions et leurs doutes en chansons. Le principe narratif, inauguré dans ce premier film et repris dans Queen size bed, s’inspire
très largement de la comédie musicale, genre tombé en désuétude depuis la fin des années 60.
L’auteur le réadapte ici dans le cadre d’une œuvre originale où les chansons (interprétées par les acteurs eux-mêmes) sont
judicieusement choisies et issues du répertoire populaire espagnol.
Le cinéaste les utilise souvent comme un moyen d’approfondir les situations des protagonistes et d’éclaircir de manière notable certains aspects de l’intrigue, tandis que ls couleurs, la mise en
scène et les chorégraphies du film transcendent l’émotion.
Cet univers aux accents pop, passant avec frivolité d’un rouge criard à des teintes bleutées fait référence à des grands classiques du genre (West Side Story notamment)
aussi bien qu’à la série Un, dos, tres.
Duplicité et évolution des moeurs
Au-delà de sa forme ludique, Queen size bed reste une réflexion sur les codes sociaux, les genres et leur remise en cause dans la
société actuelle.
Ainsi, Pedro et Javier semblent tomber des nues devant le comportement étrange de ces femmes qu’ils ne comprennent plus.
Entre l’annonce de la bisexualité de Raquel et Marta et les frasques fantaisistes de l’indécise Carlota, les deux hommes se trouveront relégués au rang d’objet.
Ils auront même bien du mal à retrouver leurs marques dans cet univers matriarcal où les femmes semblent régner en maître de part et d’autre du lit.
Sans jamais perdre de vue une certaine légèreté de ton, Emilio Martinez-Lazaro aborde donc des thèmes aussi riches que l’homosexualité, les
ménages à trois ou l’évolution des mœurs.
À travers toutes les formes de l’amitié et de l’amour, des plus classiques aux plus incongrues, le cinéaste espagnol pose la question de la
duplicité.
Il nous livre un récit à tiroirs particulièrement bien monté qui évite avec brio tous les clichés : une vraie comédie 100% « calliente » qui va réchauffer l’automne
hexagonal.
Source : http://www.lemagazine.info et
http://www.queensizebed-lefilm.com/(pour les photos)
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