Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Bouddhisme et homosexualité |
Le Dalaï Lama disait que le bouddhisme était contre l'homosexualité et la masturbation. Que pensent les bouddhistes ? Est-ce la pensée
du bouddhisme en général ?
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A la lecture des textes, il apparaît qu'il n'est pas habituel que le bouddhisme s'intéresse à des orientations sexuelles en tant que telles ou à des comportements sexuels intimes.
Le seul domaine, où le bouddhisme a édicté un certain nombre de règles et a pu aborder ces points particuliers, c'est dans les règles monastiques.
Il ne faut pas oublier alors que ces règles sont édictées pour assurer le parfait fonctionnement du Sangha (la communauté des bonzes bouddhiques) et non pas pour gérer les
rapports sociaux de telle ou telle société laïque.
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Dans ces règles, on trouve bien évidemment que l'acte homosexuel est proscrit, tout comme l'acte hétérosexuel.
Du point de vue réglementaire, la proscription s'applique à toutes les formes de sexualité et à toutes ses manifestations.
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Qu'est ce qu'il y a dans les textes sur l'homosexualité ?
Il n'y a rien dans les textes canoniques du bouddhisme qui montrerait une quelconque condamnation à priori de l'homosexualité.
Que certains auteurs occidentaux aient dans la précipitation interprété certains interdits, certaines prescriptions comme visant
particulièrement l'homosexualité ne doit pas nous égarer.
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Cette "prise de refuge" n'a de sens que si l'on s'applique, par la suite, à mettre en pratique l'enseignement du Bouddha. Outre l'exercice
de la méditation, le disciple de Bouddha suivra généralement une conduite morale (sîla) qui s'exprime à travers des préceptes ou des voeux.
Leur nombre varie selon les écoles et le degré d'engagement. Ils sont généralement de 5, parfois 8 ou 10.
Ces préceptes ne sont pas tant des "commandements" que des engagements à suivre une discipline intérieure afin de progresser vers l'éveil. C'est ce qu'exprime, dans leur formulation habituelle,
l'expression introductive : "Je m'engage à pratiquer la discipline de m'abstenir de...". Plus que l'acte lui-même, c'est l'intention qui le sous-tend à laquelle le disciple devra prêter toute son
attention et qu'il est appelé à modifier.
Les cinq préceptes les plus courants consistent donc à s'abstenir de :
1) nuire aux êtres vivants et retirer la vie
2) prendre ce qui n'est pas donné
3) mener une vie sexuelle dissolue
4) user de paroles inutiles, blessantes ou mensongères
5) ingérer tout produit intoxicant supprimant la maîtrise de soi (alcool ou drogues).
Si l'expression de ces préceptes est négative, c'est qu'ils visent à détruire - ou au moins à diminuer - des tendances "négatives", nourries par l'illusion, mais c'est afin de favoriser l'expression de la nature profonde de l'esprit dans sa pureté naturelle :
1) bonté et compassion
2) générosité et détachement
3) contentement
4) amour de la vérité et sa recherche
5) attention vigilante et conscience lucide.
Les disciples qui souhaitent s'engager davantage peuvent aussi devenir "moines" ou, dans les écoles du Mahâyâna, prononcer les
"voeux de Bodhisattva".
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La première ordination, "mineure", ne compte que dix préceptes. L'ordination "majeure" n'est accordée généralement qu'après une
dizaine d'années de "noviciat". Elle comporte de 227 à 258 préceptes, selon les écoles, et jusqu'à 366 pour les nonnes. Tous les quinze jours (à la pleine lune et à la nouvelle lune), une
récitation publique de ces préceptes a lieu, en présence de l'ensemble de la communauté : les moines sont invités à déclarer s'ils ont transgressé l'une de ses règles ou à garder le silence dans
le cas contraire. Cette cérémonie de "confession publique" (à laquelle ne participent pas les laïcs) est le seul rituel communautaire auquel sont tenus d'assister tous les moines.
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Vous avez dit ?