Rémunération de l'auteur

Rémunération de l'auteur

Présentation

Images Aléatoires

Référencements et sites sympas

annuaire fun gratuit, liens en dur Annuaire Web France
megadosAnnuaires société
annuaire blog visiter l'annuaire blog gratuit
blogs La liste des blogs partique et utile sont sur l'annuaire des blogs.

annuaire blogstutoriel informatique Annuaire Gay

Musique via Deezer

Info compteur

Over-blog, créez donc le vôtre

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Mais c'est où ?

Les blogs de la famille...

Celui de mon ex-femme :
http://katounette974.over-blog.com

Celui d'une de mes filles :
http://tenshi-tonokai.over-blog.com

Celui de la cousine aux USA (Idaho)
http://lifeinidaho2.blogspot.com/

Média-Gay

Texte Libre

W3C

  • Flux RSS des articles
Dimanche 5 février 2006
- Publié dans : Musique

Les Village People

Les Village People sont un groupe de musique américain de disco produits par deux français : Jacques Morali et Henri Belolo.

Le thème des chansons et le style du groupe feront des Village People une icône du mouvement homosexuel. Le nom du groupe est une référence directe à Greenwich Village, lieu où le groupe a été fondé, qui compte également une grande communauté homosexuelle.

 

 

Membres du Groupe

 

Victor Willis (Il est le coauteur de plusieurs chansons du groupe, notamment In the navy), il est le policier est né en 1952 aux USA , il resta avec le groupe de 1977 a 1980 puis sera remplacé ensuite par Ray Simpson . 

 

 

 

 

 David « Scar » Hodo (l'ouvrier du bâtiment), est né le 7 juillet 1957 a San Andreas en Californie USA.

 

 

Glenn Hughes (le motard) remplacé en 1995 par Eric Anzalone, est l'homme en cuir du groupe. Il est né le 18 juillet 1950 dans le Bronx a New York USA.Il est décédé a New York le 04 mars 2001 d'un cancer... 

 

 

Alex Briley (le GI), est né le 12 avril 1951 a New York aux USA , il a joué également dans la célèbre série Santa Barbara.  

 

 

Randy Jones (le cow-boy), est né le 13 septembre 1952 a New York aux USA . Il sera remplacé au sein du groupe par Jeff Olson en 1980.

 

 

Felipe Rose (l'Indien), est né le 12 janvier 1955 a New York aux USA. 

 

   

Biographie

 

Le producteur et compositeur Jacques Morali rencontre Felipe qui danse dans son costume d'indien dans la foule à Greenwich Village (New-York). Felipe a alors l'idée de réunir, avec l'aide de Morali, un groupe réunissant les icônes des groupes sociaux américains les plus divers. Juste après, Morali rencontre Victor Willis dans Broadway et Victor ramène Alex Briley pour jouer un G.I. Avec son associé Henri Belolo, Morali tient des auditions pour 3 autres interprètes et les Village People sont formés. En vendant plus de 65 millions de disques (rapport datant de 1987), les Village People sont un phénomène avec des titres à succès comme San Francisco, Macho Man, YMCA, In the Navy, et Go West. L'ère du Disco est en plein boom. Des stars comme Madonna et Joan Rivers apparaissent dans leurs shows live à Las Vegas, Madison Square Garden, Japan’s Budokan, Sidney’s Hordern Pavilion et Hollywood’s Greek Theatre. Même Michael Jackson leur rend visite dans le LA’s Palladium.

Le groupe a gagné beaucoup de récompenses dans le monde notamment le Music Award américain du meilleur groupe en 1979. Les Village People jouent dans leur propre film en 1980, Can't stop the music, avec Steve Guttenberg, Bruce Jenner, Valérie Perrine, Paul Sand, June Havoc, Tammy Grimes et dirigé par Nancy Walker. Il reste un film-culte très populaire autour du monde.  

 

 

Le groupe fait une pause en 1986, pendant laquelle certains membres ont exploré une carrière individuelle. Les Village People se regroupent sous la bannière de l'entreprise Sixuvus ("six d'entre nous") Ltd. Finalement devenus leurs propres patrons et avec l'aide de nouveaux managers, les Village People ont finalement construit une incroyable histoire de tournées live à succès avec de nouveaux et plus jeunes spectateurs, des shows télés et des ventes de cassettes vidéo.

Des membres d'origine, Ray, David, Felipe, Jeff et Alex ont continué. Glenn est toujours active avec le business de Sixuvus Ltd mais, à partir de 1995, n'est plus sur scène. A sa place, on trouve le petit nouveau Eric Anzalone. Les Village People font maintenant un show live avec leurs succès mais aussi un hommage à d'autres chansons et d'autres artistes de l'ère du disco. Ils ont enregistré en 1990 sur CBS Records "Living in the Wildlife", rentré dans les 10 meilleures ventes de disques et en 1995, ils ont chanté avec l'équipe de football allemande leur titre n°1 des ventes "Far Away in America".

 Interview de Jacques Morali :

La France n’a pas toujours connu le désert musical que nous vivons aujourd’hui. A la fin des 70’s, Paris était le creuset d’une production disco effrênée et, au milieu des Patrick Hemandez, Patrick Juvet et Cerrone se trouvait Jacques Morali, un jeune producteur aux dents longues et au cerveau rempli de rêves américains et de culture Philly-Sound. A l’époque, Jacques Morali a été le seul Français à comprendre que l’Hexagone était trop petit pour un phénomène aussi large que la disco. Les USA reprêsentaient une opportunité autant musicale que commerciale et les disques de Morali cristallisaient ce grand espace qui allait si bien avec la richesse des sonorités discos. Les violons de l’album “African Queens” des Ritchie Family étaient quasi­opératiques et le beat du “Fire Island” des Village People avait ce “ooomph” sexuel qui le rendait unique. Morali n’était pas techniquement aussi novateur que Moroder, mais son intuition pour les concepts en faisait un maître de la disco populaire. On a souvent l’impression que le public dance n’a pas vraiment admis le travail colossal qu’aura produit Jacques Morali au cours de ces années. . Quatorze ans après, les cuivres et les mélodies de “San Francisco” ont gardé intact leur incroyable pouvoir d’évocation. Les disques de Morali attiraient, bien sûr, par leur opulence et leurs arrangements kaléïdoscopiques (ces vrilles de flûtes, ces coulis de harpes, ces clappings acoustiques). Mais ils séduisaient surtout grace à un effet de transport, quand les discos rassemblaient à des jungles luxuriantes ou à des navettes inteigalactiques. Jacques Morali mérite donc largement sa place dans la dance-music moderne, au côté de Sylvester et de D-Mob. D’une façon directe ou indirecte, ceux-ci n’auraient sûrement pas pu exister sans l’apport des producteurs comme Morali.

"J’ai toujours aimé la musique. En 63,j’avais seize ans et j'étais un fan de yéyé, Sylvie Vartan et tout ça. J’étais très banlieusard, je ne connaissais pas encore la musique américaine. J’ai raté mes examens et j’ ai fini par travailler dans un magasin de disques à l’aéroport d’Orly. J’écoutais tous les disques, il n’y avait que ça qui me faisait rêver. Un jour, j’ai rencontré Hervé Vilard au Fiacre, qui était le premier bar pédé de Paris, au début des 60’s. On est devenus copains et quand “Capri C’est Fini est sorti, il m’a engagé et je suis devenu son secrétaire. Au début, tout allait bien, Hervé habitait chez moi à Asnières. il était vedette, mais il n’avait pas d’argent. Après sa première tournée, il est devenu complètement odieux. Il me traitait comme un chien et me balançait sans arrêt sa valise de maquillage à la figure et je devais tout faire, les choeurs, les lumières, les rideaux, etc. Après, j'ai travaillé pour Michèle Torr et Christophe. Et puis, j'ai décidé de sortir mon propre 45T Mais le disque ne s’ est pas vendu, il a dû faire quarante-mille exemplaires. A l’époque, c’était rien. J’ai fini par me dire que c’était pas fait pour moi et je me suis mis à composer des chansons. En 70, j’ai sorti un disque qui s’appelait “Rock’n’Roll Is Back Again”, qui a fait un gros tube. Le 45T s’est vendu à deux cent cinquante mille exemplaires et je n’ai pas reçu un sou à part les droits d’auteur, mais ça ne m’a pas découragé. Quatre ans plus tard, à Amsterdam, j'ai rencontré dans un bar José Hébert, qui est aujourd’hui le coiffeur de Liz Taylor et de Cher et qui avait chez lui, dans une chambre de bonne de la rue Miromesnil, tous les disques de sou! et de Philly-sound. C’est lui qui m’a fait connaître ces disques. La même année, nous sommes partis en vacances aux Etats-Unis et l’année suivante j'y suis retourné pour enregistrer “Brazil”, suite au succès de MFSB. Je suis allé à Sygma Sound, à Philadelphie, au culot, et je me suis produit moi-même. Après “Brazil”, ça a été le début des hits avec “The Best Disco Iii Town”, “Life Is Music” et ensuite “African Queens” de Ritchie Family..."

Et quand as-tu eu l’idée des Village People?

"A une Halloween-party, j’avais vu dans un coin un ouvrier en construction, Felipe qu’on voyait partout, l’indien, le cow-boy et le cuir. Je me suis dit: “C’est l’Amérique, je vais faire un groupe de pédés, ça va leur plaire !“ Et j’ai sorti le premier album des Village People, avec les quatre pôles d’attraction des gais de l’époque Fire Island, Hollywood, San Francisco, le Village. Tu as eu du flair ou c’était un coup de chance? J’ai senti qu’il y avait un marché, j’y croyais. Bien sûr; Henri était persuadé qu’un groupe de pédés ne pouvait pas marcher. Au départ, il ne voulait rien faire avec les Village People. Et puis, quand il a vu que j'avais décroché le deal avec Casablanca, il a vite changé d’avis. C’est vrai que le premier album des Village People était 100 % pédé. Après tout, j’étais en plein dedans. C’était un produit sincère. Comment expliques-tu le succès des Village People? Au début, le groupe a eu du succès via les discos. On a vendu cent cinquante mille exemplaires de l’album comme ça. Mais pour le deuxième album ,“Macho Man”, les DJs pédés ont refusé de le passer, parce qu’ils disaient que c’était une exploitation des homosexuels. Alors que le premier avait marché grâce à eux, c’était ridicule. Le deuxième s’est donc vendu parce que les hétéros l’ont acheté.

Après “YMCA”, nous étions complètement acceptés par les télés et les médias. A l’époque disco, il était plus facile d’imposer des idées nouvelles? Non, c’ est toujours beaucoup de travail. Je composais moi-même, je trouvais les phrases clés moi-même, et je faisais traduire. Nous étions au centre du son de l’époque, comme aujourd’hui l’est MC Hammer. J’avais trouvé le son de l’époque avec en plus un petit côté européen. “In The Navy”, ça aurait pu être une marche ou un numéro des Folies-Bergères. C’était une musique de rue, que tout le monde pouvait chanter. Je n’ai jamais fait de la vraie soul. Je n’aurais pas été capable de composer pour Thelma Houston, par exemple. Je faisais de la disco blanche. Tu n’avais pas l’air d’être intéressé par l’électronique, pointant. Parce qu’aux Etats-Unis, il n’y en avait pas. Et puis, j’aimais les grands orchestres. J’avais vingt cinq violons et les meilleurs percussionistes de New York. Comment était-ce, Sygma Sound? A Philadelphie, c’était en plein ghetto noir. C’était un studio comme les autres, vraiment. Après, quand j’ai commencé à avoir du succès, j’ai travaillé aux studios Sygma de New York. Comme j’étais un bon client ,je passais onze mois par an en studio, on m’a fait u0n studio avec une chambre. C’était pour moi le seul moyen de faire venir un gigolo entre les pauses (rires) ! C’est simple de 74 a 82, j’ai composé et produit soixante-cinq albums"

Quand tu penses à cette époque, quel est ton plus beau souvenir ?

" Mmm... (il réfléchit) Dennis Parker. J’ étais complètement amoureux de lui. C’est lui qui chantait “Fly Like An Eagle”. Pendant plusieurs années, tu as été le symbole de la disco française. Non, ce que je faisais n’avait rien à voir avec la disco française. Mes disques étaient quand même meilleurs que ceux de Cerrone (rires) ! C’était même pas lui qui composait. Cerrone est le plus grand con que je connaisse sur terre. Et complètement prétentieux, en plus. Le grand avantage qu’avaient les Français comme Voyage, c’est qu’ils savaient enregistrer le son de la grosse caisse alors qu’en Amérique les techniciens ne savaient pas. Dans mes disques, je n’ai jamais eu des grosses caisses comme celles de Cerrone. Mais la grande majorité de la production française était limitée à l’Europe, tandis que j’étais le seul à travailler aux Etats Unis et à vendre des disques là-bas."

Tu crois qu’on te respecte pour le travail que tu as fait ?

 

 

" Je crois que ça reviendra. Peut-être après ma mort. Depuis cinq ans, j’ai le sida et mes deux derniers succès, Break Machine et Eartha Kitt, datent d’avant ma maladie. J’ai perdu trop d’amis. Quand Dennis Parker est mort, cela m’a vraiment ébranlé et pour faire ce métier, il faut une santé de fer. Tu ne peux pas être malade. Si je n’étais pas malade aujourd’hui, je serais en train de produire les New Kids On The Block. Des Vanilla Ice, je peux en faire cinquante. Parce qu’à l’époque, je sortais sans arrêt, j’allais dans le Bronx et je savais ce qui allait marcher. Je ne dormais pas beaucoup et c’ était dans les boîtes populaires que je trouvais mes idées."

Quel est le disque dont tu es le plus fier ?

"Ce doit être “YMCA”. C’est celui qui a eu le plus de succès. J'ai trouvé l’idée sur la 53ème Rue en passant devant le YMCA. Et comme j’entendais toujours parler de mecs qui allaient au YMCA et que ça baisait sans arrêt, les paroles me sont venues à l’esprit. Je suis allé tout de suite au studio, la chanson était dans ma tête, les musiciens s’y sont mis et une heure après, c’était un tube. Comment as-tu vécu la fin de la disco? En 79, la disco était encore énorme, mais dès l’année suivante les t-shirts “Disco sucks” sont apparus et c’ était fini. Oui, j’ai souffert, j’ étais dépressif, Il a fallu attendre 84 et Eartha Kitt, pour le retour de la Hi-NRG. j'ai vendu huit millions de Break Machine. Tu crois que toute cette disco a des racines homosexuelles? Oui et non. Quand tu vends douze millions d’albums dans l’année, ce n’est plus un phénomène homosexuel. Dans les concerts, tu vois 10% de pédés et 80% de petites filles. A l’époque, on vendait des albums parce que c’étaient des concepts. Les Ritchie Familly, c’étaient trois boudins qu’ il fallait arranger.Elles étaient grosses, il leur fallait des costumes somptueux pour les pochettes. Parfois, ce n’étaient même pas elles qui chantaient sur les disques et elles ne le savaient même pas. Mais il fallait qu’elles soient brillantes et à l’époque, Casablanca dépensait des fortunes pour les pochettes." (Rock&Folk planete dance 1991- Didier Lestrade).

 

 

Village People: Victor Willis, Policier original (1977-1979); Randy Jones, Cowboy original (1977-1980, 1987-1990); Glenn Hughes, Biker original (1977-1995); Mark Lee, Ouvrier (1982-1985) Ray Stephens, Policier (1985) Py Douglas, Policier (1985) Miles Jaye, Policier (1986) Bill Whitefield, Ouvrier (quelques apparitions entre 2002 & 2003) Alex Timmerman, Soldat (quelques apparences en 2002).

Ces trente dernières années ont-elles fait la preuve qu'il existe une "culture" musicale lesbienne et gay ?

S'il existe bel et bien des artistes homosexuel(le)s qui font de la musique, celle-ci n'a pas d'orientation sexuelle. La musique n'a ni couleur, ni sexualité. Cependant, encore aujourd'hui, de nombreux médias refusent de jouer tel ou tel disque parce qu'il est "PD". Comment un disque peut-il avoir une orientation sexuelle? Il faudrait nous l'expliquer. C'est peut-être l'une des raisons pour laquelle les artistes français dont l'homosexualité n'est qu'un secret de polichinelle ne désirent pas s'afficher comme l'ont fait la plupart de ceux que nous allons évoquer maintenant.

LES ANNEES 70 : Glam Rock et Strass Disco Paillettes Hymne de cette époque : Gloria Gaynor : " I Will Survive " Dans cette décennie, il n'y a pas de réelle égérie homosexuelle, où ce que l'on appelle aujourd'hui de "gaycon" et de "dykon". Pourquoi ? Tout simplement parce que dans ces années-là, on ne s'affiche pas en tant que tel. L'ambiguïté et l'androgynie est de rigueur. On trouve ces artistes dans le milieu du Glam Rock : Que ce soit David Bowie , Iggy Pop, T-Rex ou encore Mick Jagger. L'ambiance est bon-enfant. Ils se maquillent, déambulent dans des tenues très légères et féminines, adoptent des poses très suggestives et se prétendent bisexuels. La "bonne société" et la bourgeoisie crient au scandale, c'est l'époque du Flower Power. Pour faire passer son message, David Bowie doit même inventer un personnage : Ziggy Stardust, sorte de Dr Jekill et Mr Hyde qui lui permettra d'assouvir tous ses fantasmes. Il n'y a pas si longtemps, Amanda Lear dévoilait dans un livre les amours de Mick Jagger et de Bowie. La femme de Mick venait leur apporter le petit déjeuner au lit. Tout un programme ! Aux antipodes, nous trouvons la Disco avec ses pat' d'eph', ses strass, paillettes et platform shoes.

Un groupe comme Village People se démarque et symbolise la vision d'une époque et d'une mode, avec un look vestimentaire atypique. C'est l'époque de " Y.M.C.A. " avec ses cuirs, motards poilus et moustachus. A cette époque aussi, ce sont les femmes black en perruques afros qui vont être adulées par les gays : Gloria Gaynor, Donna Summer, Diana Ross. Qui n'a pas chanté le titre " I Love Men " d'Ertha Kitt? " I Will Survive " a été repris par l'ensemble des lesbiennes et gays du monde entier pour symboliser leur volonté de se battre pour leurs droits de s'affirmer et d'être fiers de ce qu'ils sont ! En France, ce sont des artistes comme Sheila, Sylvie Vartan et Dalida qui sont admirées par les gays. Et elles le resteront ad vitam aeternam!

LES ANNEES 80 : New-Wave et bisexualité à l'honneur. Hymne de cette époque : Frankie Goes To Hollywood avec " Relax " L'alternative aux années 70 viendra de la mode anglaise: Vivienne Westwood, l'enfant-terrible de la mode british, invente la "punk attitude", puis le look pirate. Issus de la scène punk, les Sex Pistols et Nina Hagen se retrouvent avec un "fanbase" gay. De la New-Wave ou seconde vague britannique, après les Beatles, naîtront les artistes et groupes suivants : Boy George et Culture Club, Duran Duran, Spandau Ballet, les Thompson Twins, Marilyn, Steve Strange et Visage, Martin Fry et ABC, Dépêche Mode, Dead Or Alive, Morissey et The Smiths. Tout le monde se met à l'électro-Pop et aux synthés. Premier pas vers la Techno. Les night-clubbers connus et reconnus du Londres nocturne seront les futures stars du monde gay. Les artistes comme Boy George, Malcom Mac Laren, Leigh Bowery, Marilyn, Pete Burns, Jeremy Healy fondent leurs groupes dans les années 80 et se recyclent dans les années 90. Leigh Bowery devient une gay-icon de la mode et de l'art et monte son groupe rock : The Minty. Ultra controversés lors de leurs prestations live, ils n'hésitent pas à jouer nus. Leigh se mutile, le pénis recouvert de pinces à linge, tatoué et piercé. Ses shows S.M. bondage...on trouve cela normal et à cette époque on appelle cela "de l'art".

La New-Wave se développe, les mentalités évoluent, ainsi que les moeurs et les pratiques sexuelles. Les anglais ont toujours été reconnus comme originaux et personne n'est choqué par Boy George, en pute de luxe, qui fascine même les grands-mères. L'époque est au mascara. Le maquillage à outrance est déclaré d'utilité publique. L'image domine la chanson. L'androgynie et la bisexualité lancées par les artistes 70's sont alors acceptées, prônées et parfois prêchées par les artistes des années 80. Des groupes osent s'aventurer au-delà des limites du politiquement correct. Jimmy Somerville et son premier groupe Bronski Beat deviennent un véritable emblème pour les gays, lorsqu'ils osent chanter l'amour entre deux garçons dans " Small Town Boy ". Plus tard Jimmy reprendra avec sa "copine" de toujours, Marc Almond, le titre " I Feel Love ". Toujours l'amour au masculin.

Holly Johnson et Frankie Goes To Hollywood sont une parodie moderne des Village People et chantent l'hymne de cette époque " Relax (Don't Do It!) ". Un clip censuré, jugé scabreux, trop SM. Boy George provoque des scandales avec sa relation amoureuse avec John Moss, le batteur de Culture Club et lorsqu'il remporte le Music Award aux Etats-Unis du meilleur chanteur de l'année 84, il déclare: " Les américains savent reconnaître une Drag-Queen quand ils en voient une ! ". Dans " No Clause 28 ", il prend position en 88 contre les lois Tatcher et s'engage dans la lutte en faveur des gays et s'attaque à l'homophobie en 89 dans " Generations Of Love ". En 1995, il enregistre un album entier pour essayer d'éduquer les hétérosexuels: " Cheapness And Beauty " est un album avant-garde qui annonçe le retour du Glam Rock sur le devant de la scène. Il y chante ouvertement l'amour décliné version masculin et ouvre la voie dans laquelle de nombreux artistes s'engouffrent, comme Erasure, les Pet Shop Boys... Parallèlement, c'est aussi la période de Stock-Aitken & Waterman, producteurs gays de génie qui font des tubes acidulés, lancent l'Euro-Dance version drama ou glamour. Ils font et refont au gré de leur fantaisie des artistes, des groupes, les tuent, les ressuscitent. Divine, l'égérie des films de John Waters, passe dans leurs mains, comme Dead Or Alive, Bananarama, Samantha Fox, Sonia, Tiffany ou Kylie Minogue... Ils sortent aussi de leur placard des petits minets style Jason Donovan ou Big Fun, qui ne sont pas forcément aussi hétérosexuels qu'on veut bien nous le faire croire.

LES ANNEES 90 : Entre SIDA et Drag-Queens Hymne de cette époque : RuPaul avec "Supermodel Of The World (You Better Work Bitch ! )" Le SIDA va changer beaucoup de choses. Les jours tristes arrivent et s'abattent comme par contraste aux années de fêtes des 80's. Disparition de Leigh Bowery, de Klaus Nomi, Freddy Mercury... Les artistes vont se mobiliser. Elton John ne cache plus son homosexualité et s'affiche avec son petit ami. George Michael s'engage contre le SIDA (son petit ami est mort de cette maladie). Madonna médiatise sa bissexualité et en fait même un outil marketing dans son livre " SEX ", tout en rendant hommage à ses amis morts de la maladie. Il faudra attendre RuPaul avec ses 2 mètres, ses chaussures compensées, ses perruques et ses tenues démentes pour que les fêtes gays retrouvent leurs couleurs. Dérision, provocation...Dans la foulée, on bouffera du Drag-Queen à toutes les sauces avec Lady Bunny, ChiChi LaRue qui font leurs débuts dans la chanson.

En France ce sera le triomphe des Sisters Queen et du film " Priscilla, Folle Du Désert ", symbole de tolérance. Plus tardivement c'est l'arrivée d'une nouvelle génération de mutants. Après les bissexuels, les homosexuels, les travestis, les Drag-Queens, voici venu le temps des transsexuels avec la chanteuse Dana International. La " Diva " de l'ethno-Dance se paye le luxe de gagner le Concours Eurovision de la Chanson 98. Le Glam Rock nous revient aussi avec Marilyn Manson, Placebo et Suede. C'est le " coming out " de Steve (Placebo) et de Simon Gilbert (Suede). Le monde tourne de travers, dans la dance et la pop on avait l'habitude des gays, maintenant cela concerne aussi le Rock, l'Indé, le Hard Rock, la Techno, la House, le Garage...

Marilyn Manson s'amuse comme une " folle " à se masturber sur scène, à tirer une pipe à l'un des membres du groupe pendant un concert aux Etats-Unis. La rumeur qui l'amuse le plus le concernant est " qu'il se serait fait enlever une côte pour pouvoir se tirer une pipe"! Nous finirons avec deux événements marquants. Le premier est la dissolution du groupe Take That. Gary Barlow ne joue plus les honteuses et Robbie Williams crée la surprise en disant qu'il aime aussi les beaux garçons. Concernant les chanteuses la seule dykon connue et reconnue est K.D. Lang. Sur ses traces on trouve Tanita Tikaram, Candye Kane, Chrissie Hynde, Helen Terry! Ces dernières années de plus en plus d'artistes gays osent s'afficher, même ceux qui sont dans des musiques atypiques aux gays comme le Hard Rock, le Heavy Metal... (extrait du site www.nicegay.free.fr

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Village_People

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Rémunération de l'auteur

Blog : Parents & enfants sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus