Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
|
Nouvelle politique de l’ONUSIDA sur le VIH, la sécurité alimentaire et la nutrition
Dans de nombreuses parties du monde touchées par l’épidémie de VIH, l’absence de sécurité alimentaire et la malnutrition contribuent à accélérer la progression des maladies liées au sida, tandis que le virus lui-même diminue la capacité des personnes vivant avec le VIH à travailler pour se procurer de la nourriture. Pour cette raison, l’ONUSIDA, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a élaboré un document de politique générale sur le VIH, la sécurité alimentaire et la nutrition, qui propose des orientations aux gouvernements, à la société civile et à d’autres partenaires sur la manière d’aborder les questions liées aux aliments et à la nutrition dans le contexte du VIH.
Il faut rappeler l’engagement pris par tous les Etats Membres des Nations Unies par le biais des objectifs du
Millénaire pour le développement qui vont de la réduction de moitié de l’extrême pauvreté et de la faim à
l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du VIH/sida, et ce à l’horizon 2015.
On estime à un milliard le nombre d’êtres humains qui vivent dans une extrême pauvreté, c’est à dire avec moins d’un
dollar par jour.
En ce qui concerne la disette et la malnutrition, elles se répartissent presque également : plus de 800 millions de personnes n’ont pas assez à manger pour satisfaire leurs besoins
quotidiens d’énergie.
Dans le cas des jeunes enfants, ce déficit peut être dangereux parce qu’il retarde leur développement physique et mental et menace leur survie. Plus du quart des enfants de moins de 5 ans des pays en développement sont mal nourris.
En Asie, la pauvreté a reculé de façon spectaculaire : le nombre de personnes qui vivent avec moins de 1 dollar par jour a baissé de près d’un quart de milliard entre 1990 et 2001, décennie de croissance économique rapide.
Dans plus de 30 pays, la faim a été réduite d’au moins 25% en 10 ans. Quatorze de ces pays se trouvent en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par la faim et la malnutrition
Malnutrition et vulnérabilité au VIH
Il est incontestable que le manque de sécurité alimentaire limite les choix qu’ont les individus dans les domaines de
l’emploi et de l’éducation et accroît leur vulnérabilité vis à vis de l’infection à VIH.
Il peut par exemple conduire les femmes à s’engager dans des comportements à risque, tels que l’échange de rapports sexuels contre de la nourriture ou de l’argent.
De même, le manque d’accès à de l’eau propre et à des substituts du lait maternel peut augmenter la probabilité de transmission du VIH de mères séropositives à leurs enfants.
Malnutrition et thérapie antirétrovirale
Une nutrition correcte est indispensable pour pouvoir retirer le maximum de bénéfices de la thérapie
antirétrovirale.
Une des propositions de l’ONUSIDA est que les pays concernés doivent "réserver un pourcentage de leur budget consacré aux antirétroviraux pour des interventions nutritionnelles, et offrir aux
patients un revenu pour leur permettre d’acheter de la nourriture pour eux-mêmes et pour leur famille, pendant la phase initiale du traitement, alors qu’ils peuvent ne pas être assez solides pour
reprendre le travail".
Des propositions pour atténuer l’impact du VIH
Le VIH peut réduire la capacité à travailler et à gagner un revenu pour acheter de la nourriture.
Les conséquences de cette infection peuvent être particulièrement dévastatrices lorsque l’agriculture est la principale source de revenu, ce qui provoque une diminution de la production de
nourriture et de ce fait l’insécurité alimentaire.
L’ONUSIDA propose que dans les villages confrontés au VIH, où l’agriculture est le principal employeur, le transfert des connaissances en agriculture soit instauré entre les générations et que
des mesures pour améliorer la productivité agricole soient mises en place.
De plus, pour les ménages et les communautés qui font face au VIH, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination est indispensable pour que ces personnes vivant avec le VIH puissent trouver et conserver un emploi, et pouvoir ainsi répondre à leurs propres besoins nutritionnels.
Il faut également renforcer l’éducation des jeunes ; il existe en effet une association positive entre l’éducation
et la réduction du risque de VIH.
Les enfants mieux éduqués sont plus susceptibles d’assimiler les informations relatives à la prévention et à adopter des comportements plus sûrs.
Malheureusement, les ménages qui ne connaissent pas la sécurité alimentaire sont souvent forcés de sortir leurs enfants de l’école afin qu’ils travaillent pour compenser la perte de revenu du
fait de la maladie et/ou du décès de leurs parents.
Ainsi, l’ONUSIDA, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) exhortent l’ensemble des acteurs, notamment les gouvernements, les organismes internationaux et la société civile, à envisager des interventions efficaces en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, dans le cadre d’une riposte complète et multisectorielle au VIH.
Source : Femmes et Sida
Vous avez dit ?