Dimanche 25 mai 2008
7
25
/05
/2008
17:27
-
Publié dans : Vaincre le Sida
Santé : La nouvelle stratégie de lutte contre le SIDA de la Banque Mondiale
pour la période 2007-2011
L’épidémie de VIH reste la principale cause de décès prématuré en Afrique, elle
demeurera pour autant qu’on puisse prévoir un problème économique, social et humain sans précédent en Afrique subsaharienne. C'est ce qu'indique la Banque mondiale dans sa nouvelle stratégie de
lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. C rapport note également que les pays africains doivent redoubler d’efforts pour ralentir et infléchir la tendance à la hausse des infections à
VIH.
Selon le nouveau rapport intitulé « Notre engagement : le programme d’action 2007-2011 de la Banque mondiale pour la
lutte contre le VIH/SIDA en Afrique », la région reste l’épicentre mondial de la maladie.
Pour chaque Africain infecté qui entame un traitement antirétroviral, quatre à six autres sont contaminés, bien que les chiffres régionaux indiquent un recul de la prévalence dans des pays comme
le Kenya et dans certaines régions du Botswana, de la Côte d’Ivoire, du Malawi et du Zimbabwe.
Quelque 22,5 millions d’Africains sont séropositifs et le SIDA est la principale cause de décès prématuré sur le continent, notamment parmi les jeunes en âge de travailler, hommes et femmes.
En Afrique australe, certaines entreprises privées recrutent deux personnes par poste au cas où la maladie ferait des victimes parmi leurs employés.
La nouvelle stratégie de la Banque prévoit de poursuivre le programme d’aide aux pays africains pour lutter contre l’épidémie, sachant que plus de 60% des personnes séropositives en
Afrique sont des femmes et que les jeunes filles ont six fois plus de chances de l’être que les jeunes gens.
Selon les estimations, 11,4 millions d’enfants de moins de 18 ans ont perdu au moins un parent à cause de l’épidémie.
« Le SIDA étant la première cause de décès prématuré en Afrique, on ne peut envisager de développement durable sur le continent sans poursuivre résolument notre combat de longue haleine
contre la maladie », a déclaré Elizabeth Lule, responsable de l’équipe de campagne anti-SIDA pour l’Afrique (ACTafrica) de la Banque.
Son équipe a mené d’amples consultations avec les pays africains, des personnes séropositives, les organismes partenaires des Nations Unies, des ONG, des entreprises privées et d’autres acteurs
pour élaborer la nouvelle stratégie.
Depuis 2000, la Banque a mobilisé plus de 1,5 milliard de dollars en faveur de la lutte contre l’épidémie dans plus de 30 pays d’Afrique subsaharienne.
Dans la stratégie définie pour son programme d’action, la Banque prévoit d’abandonner son rôle initial de principal bailleur de fonds des programmes d’intervention d’urgence contre le VIH/SIDA à
l’échelle mondiale en faveur d’une nouvelle stratégie qui s’articule autour de quatre objectifs, à savoir :
Au niveau mondial, fournir des conseils aux pays sur les meilleurs moyens de maîtriser la complexité de l’action menée à l’échelon international.
Au niveau local, aider les pays à mettre en œuvre des programmes de lutte contre le VIH/SIDA à long terme compatibles avec un développement durable ; renforcer les capacités de suivi et
d’évaluation des pays afin de surveiller l’utilité, l’efficacité et la transparence de leurs interventions contre le VIH/SIDA ; et renforcer les systèmes de santé et de responsabilité
fiduciaire.
Concrètement, la Banque s’engage à fournir aux pays qui en font la demande un montant total d’au moins 250 millions de dollars par an à l’appui des initiatives de lutte contre le VIH/SIDA, et à
créer un fonds qui accordera 5 millions de dollars de subventions annuelles pour promouvoir le renforcement des capacités, les travaux d’analyse et l’inclusion d’un volet VIH/SIDA dans les
projets menés dans des secteurs clés tels que la santé, l’éducation, le transport et la gestion du secteur public.
Source Gaboneco
Vous avez dit ?