Mardi 20 mai 2008
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Publié dans : Vaincre le Sida
Le Secours populaire finance la prise en charge des traumatismes liés à l'épidémie du
sida
Johannesburg.
Depuis 2007, le Secours populaire finance la prise en charge des traumatismes liés à l'épidémie du sida.
Une délégation de l'association est rentrée de mission en avril 2008.
Nozipho a vingt ans.
Depuis le décès de ses parents morts du sida, elle élève seule ses quatre frères et soeurs, dans la banlieue de Johannesburg.
L'un d'entre eux, comme tant d'autres Sud-Africains, est séropositif.
Son quotidien se partage entre les antirétroviraux et l'école quand il a la force de s'y rendre.
Nozipho fait partie des adolescents auxquels l'association Ekupholeni apporte un suivi thérapeutique et psychologique.
Un pays meurtri
Malgré les campagnes de prévention, le sida continue de progresser et de tuer.
En 2007, 2,1 millions de personnes sont mortes du sida et 33,2 millions de personnes vivaient avec le VIH.
L'Afrique du Sud demeure le pays le plus touché par la pandémie, avec 5,5 millions de personnes contaminées en 2005.
Grâce au soutien financier de la fondation AREVA, depuis janvier 2007, Ekupholeni et le Secours populaire ont mis en place le projet "Khululeka" pour apporter un suivi psychologique aux
victimes du sida dans les townships de Katorus où près de 40% de la population est séropositive.
Située à 25 km de Johannesburg, cette région qui abrite 2,5 millions de personnes est en proie à des violences quotidiennes, conséquence d'une politique de discrimination qui a conduit, à la fin de
l'Apartheid, à regrouper des milliers de familles dans des ghettos.
La nationalisation des terres et la mise à l'écart des centres-villes d'une population jugée "inapte" ont ainsi enfermé ces habitants dans une précarité grandissante.
Un combat quotidien
Ekupholeni est aujourd'hui l'unique association dans la région de Katorus à prendre en charge les traumatismes liés au sida, où seul l'hôpital de Kathelong est en service.
Il accueille les habitants venus se faire dépister et auxquels sont remis, sans accompagnement, les traitements antirétroviraux.
Dans les townships de Katorus, cinq dispensaires prennent le relais auprès des malades pour assurer le suivi de leur traitement, en collaboration avec Ekupholeni.
L'association, logée sommairement dans l'hôpital, dispose d'un personnel restreint composé de quinze soignants, deux psychologues et dix travailleurs sociaux.
Les enfants et les adolescents séropositifs, malades du sida, orphelins, les jeunes filles victimes d'agressions sexuelles participent aux réunions hebdomadaires qui les informent sur les
antirétroviraux et leurs effets secondaires.
Le personnel leur apporte un soutien psychologique et une aide alimentaire.
Régulièrement, les soignants se rendent au domicile des malades qui ne peuvent se déplacer.
En proposant différentes méthodes centrées autour du jeu, de la création et du corps, l'association met à disposition des enfants, tout un ensemble de moyens de communication adaptés à leur
culture, destinés à leur permettre d'appréhender la maladie au quotidien.
L'association favorise l'implication des communautés en leur donnant les moyens de briser le silence.
Source : NewsPress
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