Mardi 20 mai 2008
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Publié dans : Vaincre le Sida
Sida.
25 ans plus tard les chercheurs désarmés
L’identification du virus du sida date de 1983. Depuis, la quête d'un vaccin contre l'infection reste vaine. Et cela malgré les efforts des chercheurs et les
ressources mobilisées.
« Près d'un milliard de dollars sont consacrés annuellement dans le monde à la recherche sur le sida et en dépit de
cela il n’y a toujours pas de vaccin probant contre la maladie » déjà responsable de plus de 25 millions de morts, résume le docteur Bruce Walker, de la faculté de Médecine de l'Université de
Harvard (Massachusetts) alors que la découverte du VIH remonte à il y a 25 ans. Le vaccin le plus testé, et qui était aussi le plus prometteur, s’est révélé être un fiasco. S'exprimant à
l’ouverture de la dernière conférence de l’Association américaine pour la promotion de la Science en février, David Baltimore, le biologiste américain lauréat du prix Nobel soulignait que « la
communauté des chercheurs est désespérée car elle ne voit pas désormais comment aboutir à un succès » .
« Une commémoration
»
Les professeurs Luc Montagnier et Robert Gallo, à l’origine de la découverte et de l’identification du virus du sida à quelques mois d’écart, dans les années 80, ont également déploré la lenteur
des progrès face à l’épidémie, en ouverture d’un colloque à Paris.
« J’aurais souhaité fêter avec vous la fin du sida, plutôt que le 25 ème anniversaire de la découverte du virus », a déclaré le professeur Montagnier devant plusieurs
centaines de spécialistes réunis à l’Institut Pasteur.
Cet anniversaire n’est « pas une célébration », mais plutôt « une commémoration ».
« Nous ne sommes pas satisfaits »
Le professeur a encore regretté que les chercheurs ne soient pas « plus novateurs ». « Nous ne sommes pas satisfaits », a-t-il ajouté, espérant la découverte à moyen terme d’un
vaccin thérapeutique.
La grande difficulté à mettre au point ce vaccin capable de contrer le VIH réside dans les caractéristiques exceptionnelles de ce pathogène comparativement aux autres virus.
Le VIH a une énorme diversité de séquences génétiques ce qui fai t qu’il a une grande capacité de mutation et d’adaptation .
Avec quelque 33 millions de personnes infectées dans le monde, mettre au point un vaccin protégeant simultanément contre toutes les variantes évolutives du pathogène est donc un défi
considérable.
Des hépatites bien plus répandues ...
Les hépatites chroniques B et C, dix fois plus répandues que le sida avec 500 millions de personnes infectées dans le monde, doivent bénéficier d’une attention équivalente aux autres maladies
virales, comme le sida, la tuberculose et le paludisme, a réclamé hier l’ONG Alliance hépatite mondiale.
Environ 1,5 million de personnes meurent chaque année de l’une ou l’autre de ces hépatites, faisant de cette maladie « l’une des plus grandes menaces pour la santé dans le monde » , a
souligné l’ONG en lançant hier la première journée mondiale de l’hépatite.
L’un des problèmes majeurs rencontrés par les scientifiques est le manque de données à disposition.
« Il n’existe pas de source centrale qui coordonne les statistiques » , a indiqué un professeur.
La responsabilité des politiques
L’Alliance a ainsi lancé un « atlas de l’hépatite », appelant les gouvernements et les organisations à compl é ter les données pour les pays les concernant.
Les experts ont souligné la responsabilité des autorités politiques de diffuser largement des informations sur les hépatites et de mieux superviser les transfusions sanguines.
Hautement infectieuse, l’hépatite B peut être prévenue grâce à un vaccin efficace.
Aucun vaccin n ’ existe en revanche contre l’hépatite C, qui touche 130 millions de personnes, et qui se transmet par un contact direct avec du sang infecté.
Source : le télégramme
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