Vendredi 16 mai 2008
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Publié dans : Vaincre le Sida
Seychelles : accentuer la conscientisation en matière de Sida
Face au nombre alarmant des décès dus au sida en Afrique subsaharienne – qui comptabilise à elle seule plus de trois quarts des victimes dans le monde – il est
devenu primordial de mobiliser les ressources régionales. Aux Seychelles, la sensibilisation progresse pour faire reculer la pandémie.
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L’ampleur et les tendances des épidémies dans la région "Océan Indien"
sont très variables.
Et les épidémies de VIH dans les nations insulaires sont beaucoup plus modestes qu’en Afrique australe, selon le dernier rapport de l’organisation mondiale de la Santé.
Mais il n’y a pas de quoi jubiler.
Car avec une démographie qui ne cesse de croître, le taux d’infection ira en augmentant, comme c’est déjà le cas à Madagascar.
D’où l’importance de conscientiser sans arrêt les populations locales, surtout celles qui vives dans les zones les plus retirées.
Aux Seychelles, si le mot «Sida» est connu
de pratiquement tout le monde (99 % de la population), il reste néanmoins encore beaucoup à faire pour chasser les fausses idées associées à la maladie et ses modes de
transmission.
C’est aussi le cas, à divers degrés dans les autres îles de l’océan Indien.
Un rapport sur le traitement par les médias de la prévalence du VIH-Sida vient d’être publié, après une étude de l’Organisation non-gouvernementale (ONG), Gender Links et de l’association
seychelloise Gem Plus.
Ce rapport - consultable à l’adresse suivante : http://www.genderlinks.org.za/item.php?i_id=192 –
souligne que les partenaires sociaux, dont les journalistes, ont un rôle important à jouer, afin de veiller à ce que, dans la lutte régionale contre la pandémie, la prévention, les traitements et
les soins soient également pris en compte dans la gestion, la coordination et le suivi au niveau local.
Au début du mois, l’ONG Gender Links a ainsi rappelé son leitmotiv à nos confrères seychellois : «HIV and AIDS are a story of critical importance that should be covered by journalists with
imagination, initiative and sensitivity to the gender and larger social forces driving the epidemic. The story requires reporting of the highest ethical
standards.»
«Aux Seychelles,
si le mot “Sida” est
connu de pratiquement
tout le monde,
il reste néanmoins
encore beaucoup
à faire pour chasser
les fausses idées
associées
à la maladie
et ses modes
de transmission.»
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Selon Gender Links, les clichés utilisés lors de la couverture des sujets liés au VIH-Sida sont en
déclin depuis ces dernières années aux Seychelles ; ce qui démontre qu’il y a une prise de conscience de la part des médias.
Ainsi, si le nombre d’articles qui traite de ce sujet sensible est en hausse, en revanche, il n’y a pas suffisamment de papiers de fond ou d’analyse.
«Clearly media houses need to develop work place and newsroom policies to ensure progressive work place practices as well as sensitive and consistent coverage of the pandemic. Conducive
environments for successfully covering HIV stories and/or developing policies require getting buy-in from editors and media managers».
Ainsi, un suivi sera assuré par l’ONG, en parallèle avec les salles de rédaction, pour les deux années à venir.
Et les données récoltées à partir de cette étude qualitative seront intégrées à celles de l’ensemble régional.
Avec un peu moins de 300 cas recensés, les Seychelles ont realisé l’importance d’une sensibilisation permanente, pour que le nombre de cas ne prenne pas la courbe acsendante.
Depuis la découverte du premier cas d’infection par le VIH-Sida en 1987, le nombre de cas cumulés fin 2005 est de 244 cas.
Fin 2006, 130 patients étaient suivis au centre hospitalier de Mahé.
Aux Seychelles, le nombre d’hommes et de femmes infectés est quasiment le même, le mode de transmission étant majoritairement hétérosexuel (70 % des cas).
Neuf enfants de moins de 10 ans ont contracté la maladie par transmission materno-fœtale.
A la fin de 2004, 51 personnes sont mortes du sida.
Les autorités seychelloises ont réalisé la menace et proposent des soins gratuitement à ceux atteints de cette maladie qui ronge la région...
LES CHIFFRES
Dans la région…
■ Dans la région océan Indien, Madagascar compterait le plus grand nombre de
victimes de VIH/Sida, avec quelque 170 000 malades dépistés.
A noter que les tests de dépistage ne touchent pas l’ensemble de la population qui avoisine aujourd’hui quelque 20 millions d’âmes.
Beaucoup de facteurs contribuent malheureusement à cet état des choses : la pauvreté dans laquelle vivent plus de deux tiers des habitants, un accès aux soins limité et une forte prévalence des
infections sexuellement transmissibles, entre autres.
Dans la Grande île, les données recueillies auprès des femmes enceintes fréquentant les services prénataux montrent une importante prévalence nationale, principalement provoquée par des rapports
non protégés.
En 2006, La Réunion comptait, elle, 618 cas d’infection par le VIH, soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.
Maurice enregistrait alors 1 716 malades.
Au premier trimestre 2006, 134 nouveaux cas devaient être déplorés, croissance explosive liée aux déviances des usagers de drogue par voie intraveineuse.
Les Seychelles, entre 1987 et 2006, ont comptabilisé près de 250 infectés.
Les Comores 30.
Ces chiffres, basés à partir des relevés statistiques disponibles, peuvent augmenter de manière drastiques en cas de dépistage à l’échelle nationale...
Sources : de Nad SIVARAMEN sur lexpress.mu
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