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AIDES : 01 41 83 46 46
LIGNE AZUR (Homo ? Bi ? Hétéro ? Qui êtes vous ? ) : 0810 20 30 40
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En France, les homosexuels ne sont pas près d’être à la noce
On se souvient que la question était déjà tombée sur le tapis lors des débats présidentiels pour l’élection de 2007 avec
un bilan en demi-teinte.
D’un côté, Ségolène Royal s’était engagée prudemment, une fois le train lancé par Dominique Strauss-Kahn, à « avancer résolument sur les deux sujets du
mariage et de l’adoption ».
D’un autre côté, le candidat Sarkozy, plus mal à l’aise, avait néanmoins confirmé son attachement au triptyque « un père, une mère, un enfant ».
L’école de la tolérance
Depuis, le débat n’a guère eu l’occasion d’être relancé si ce n’est le 17 mai dernier où Rama Yade, secrétaire d’Etat
chargé des affaires étrangères et des droits de l’homme, s’est engagée au nom du gouvernement à reconnaître la journée mondiale contre l’homophobie.
Les plus optimistes ont interprété cette décision comme un signe d’évolution des mentalités sur le mode du « c’est mieux que rien. »
Les pessimistes ont considéré plus laconiquement que ce genre de décision ne coûtait pas grand-chose au gouvernement et que le mariage homosexuel n’était décidément pas près d’être légalisé en
France.
La cause serait-elle donc entendue et faudrait-il juste admettre que la France n’est pas prête à statuer officiellement sur l’union entre deux personnes du même sexe ?
C’est en tout cas, l’opinion qui semble dominer dans les esprits, y compris chez les premiers concernés.
Interrogé dans les colonnes du quotidien Libération du 23 juin, Alain Piriou, porte-parole de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et train (Inter-LGBT) s’explique ainsi sur
le choix du mot d’ordre de la Marche des Fiertés édition 2008.
« Nous savons que ce n’est pas cette année qu’une marche de 500 000 personnes fera changer d’avis Nicolas Sarkozy qui a clairement dit qu’il était contre le mariage et l’adoption par des
couples du même sexe. Plutôt que de perdre notre temps, autant le mettre à profit pour avancer. Cette année, on a choisi le thème spécifique de l’école. Sur la question de l’homophobie,
l’Education nationale est un acteur incontournable ».
Un mot d’ordre qui s’inscrit directement dans les orientations prises par Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur.
Concrètement, il s’agit d’abord de rendre systématique l’affichage de la ligne Azur dans les lycées.
Une « solution » qui doit permettre aux adolescents victimes de violences homophobes ou soucieux de s’informer de trouver des interlocuteurs formés.
Dans les universités et les grandes écoles ensuite, il est prévu, dès la prochaine rentrée, qu’une campagne de lutte contre l’homophobie soit initiée auprès des étudiants voire des enseignants
grâce à des modules de formation spécifiques.
Même si la décision mérite d’être saluée, est-ce une raison suffisante pour baisser les bras au sujet des revendications
sur le mariage et l’adoption ?
La question reste en suspens et provoquera certainement des réactions.
Pour savoir si l’ensemble des associations ou des groupes activistes gays et lesbiens adhère à cette résignation officielle, il suffira de tendre l’oreille samedi 28 juin dans les rues de Paris
et de prendre le temps de déchiffrer les slogans.
A suivre…
Source : AgoraVox
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