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Sénégal : seul un jeune sur 4 utilise le préservatif
La coopération allemande vient d’octroyer à des mouvements de jeunes de six régions du Sénégal un financement pour la
prévention des Infections sexuellement transmissibles (Ist) et du Vih/Sida.
Le projet qui est exécuté par l’Agence pour le développement du marketing social (Ademas) permettra de sensibiliser les jeunes sur le port du préservatif pendant les rapports
sexuels.
La plupart des jeunes âgés de 15 à 24 ans font des rapports sexuels non protégés.
C’est le constat de Serigne Momar Kane, responsable du suivi évaluation de l’Agence pour le développement du marketing social (Ademas), à l’occasion d’un atelier de préparation du
démarrage des activités de sensibilisation, de prévention sur les Infections sexuellement transmissibles (Ist) et le Vih/Sida dans la région de Dakar.
Dans son exposé, Serigne Momar Kane a indiqué que seuls 25% des jeunes âgés de moins de 24 ans utilisent des
préservatifs pendant leurs rapports sexuels.
Les autres refusent, prétextant qu’ils n’ont pas confiance aux préservatifs et qu’ils diminuent le plaisir sexuel.
S’agissant du préservatif féminin, il a indiqué que seul 1% des femmes le connaît et que 0,7% de ces femmes l’utilise lors des rapports sexuels.
Face à cette situation qualifiée d’inquiétante, les membres de l’Ademas, les responsables de mouvements de jeunes, les
centres de conseils pour adolescents avec le soutien de l’inspection régionale de la jeunesse vont mener une campagne de sensibilisation sur le port des préservatifs, à défaut de l’abstinence et
de la fidélité.
« Nous allons aussi mener des campagnes de lutte contre le multi partenariat dans la population jeune parce que l’enquête a montré que des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont plusieurs
partenaires et font des rapports sexuels non protégés », a soutenu Momar Kane.
Pour réussir ce pari, des mouvements de jeunes et des centres conseils pour adolescents ont bénéficié d’un financement
de 2 millions d’euros (environ 1.3 milliard).
Avec cet argent, ils vont mener sur le terrain plusieurs activités de prévention.
Il s’agit, selon Ousmane Wade, chargé du programme marketing social pour la réduction de comportements à risque de transmission des Ist et Vih/Sida, d’organiser des causeries dans les quartiers
des six régions concernées par le projet, de faire des sessions de formation éducative et scolaire ainsi que des manifestations théâtrales pour sensibiliser sur les méfaits du Vih/Sida.
Eugène KALY
Source : LeSoleil
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