Vendredi 5 septembre 2008
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Publié dans : Info utile
Préservatif : histoire d'un objet qui peut vous sauver la vie
Le préservatif est un objet devenu culte, mais qui ne doit pas rester cantonné à cette
sphère symbolique.
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En effet, le préservatif reste encore nécessaire de nos jours pour se protéger de nombreuses maladies sexuellement
transmissibles, mais également en tant que moyen de contraception.
Et ce, qu'il s'agisse du préservatif féminin, encore peu connu par la plupart des adultes ou jeunes adultes en âge d'avoir des relations sexuelles, ou du préservatif masculin.
Car le préservatif ne sert pas qu'à se protéger du HIV, comme certain ont pu le croire étant donné que les médias ont beaucoup parlé de lui dans les années 80, alors que l'épidémie du Sida faisait
des ravages en Afrique, au sein de la communauté homosexuelle, toxicomane, puis à l'ensemble de la population en âge d'avoir des relations sexuelles ou ayant des pratiques à risque.
Il reste l'un des meilleurs moyens de prévention, tous risques confondus, s'il est correctement utilisé. Bien sûr, le préservatif ne peut protéger que des maladies ou infections qui se transmettent
par rapports génitaux, comme l'hépatite ou la syphilis.
Lorsque les autorités sanitaires françaises ont décidé de le faire entrer dans les moeurs dans les années 90, le préservatif se trouvait facilement à des prix raisonnables (à raison d'un franc
de l'époque pour chaque unité) et était même largement gratuitement distribué.
Si dans certains lieux il continue à être distribué gracieusement, mais souvent aux frais des propriétaires privés ou
d'associations de prévention, le préservatif est aujourd'hui à un prix beaucoup plus élevé qui peut rebuter les plus jeunes, outre le fait de faire la démarche d'achat qui peut paraître
stigmatisante pour l'adolescent.
D'autant que le jeune pourra se demander comment mettre un préservatif correctement et ne pas savoir quelle est son utilisation optimale (c'est-à-dire le porter même en dehors de la
pénétration et également pour les rapports bucco-génitaux).
L'histoire du préservatif commence dès l'an 3000 avant Jésus-Christ.
Il est alors fabriqué en boyau de moutons, puis depuis 1880 en caoutchouc.
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Dans nos sociétés occidentales et judéo-chrétienne, alors que le Pape refuse toujours d'admettre son utilité - surtout en Afrique où le sida fait des ravages - son image resta longtemps,
et même encore aujourd'hui, associé à la débauche.
Comme la pilule du lendemain, son utilité réelle est donc parfois effacée par des préjugés qui ont la vie dure, alors même qu'en cas de grossesse par exemple, le recours à l'avortement est là
aussi fortement critiqué par ceux qui critiquent le préservatif.
De fait, on a pu voir que le préservatif, malgré une utilisation dont la nécessité se fait sentir au
niveau sanitaire, a souvent été présenté comme une façon ludique d'aborder la sexualité, une sorte de sex toy en quelque sorte.
Cette démarche permet de dédramatiser le port du préservatif, mais ajoute un peu à la confusion qui fait du préservatif un instrument de plaisir plutôt qu'un instrument indispensable aux
pratiques sexuelles avec des partenaires occasionnels.
Ainsi, l'industrie du préservatif est à une position intermédiaire que les autorités négligent.
En effet, en communiquant essentiellement sur le plaisir et l'aspect ludique du produit, les industriels tels que Manix, Durex ou Mercurocrome négligent l'information.
Du moins dans leurs spots ou campagnes publicitaires, qui restent cependant la partie la plus visible de leur communication.
Source : Web-libre.com
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