Lundi 17 novembre 2008
1
17
/11
/2008
05:59
-
Publié dans : VIH
Le barebacking, une pratique risquée
Le barebacking – relation anale non protégée entre hommes – est très risqué. Il ne s’agit d’une pratique sécuritaire que si aucun des deux partenaires n’est pas infecté par le VIH ou d’autres
maladies transmises sexuellement (MTS).
Autrement dit, le partenaire qui insère son pénis
(actif/dessus) et celui dont le rectum est pénétré (passif/dessous) s’exposent à de très hauts risques d’infection ou de réinfection au VIH ou à d’autres MTS.
Deux mythes à déboulonner !
Mythe : Le
barebacking est moins risqué pour la personne qui est sur le dessus.
Réalité : À moins qu’aucun des deux partenaires ne soit pas infecté par le VIH ou d’autres MTS, le barebacking est une pratique qui implique un grand
risque de transmission du VIH, peu importe si la personne est le partenaire du haut ou du bas.
Même s’il y a moins de cas d’infection au VIH parmi les partenaires "actifs", le nombre d’infections est tout de même important.
Le mythe selon lequel il est plus sécuritaire d’être "actif" a donné à certaines personnes un faux sentiment de sécurité; a rendu plus difficile pour le partenaire "passif"
d’insister sur l’utilisation du condom, et a occasionné plus de cas d’infections au VIH.
Dans les faits, le partenaire "actif" peut être exposé au VIH s’il y a de petites (voire invisibles) coupures ou déchirures sur son pénis; s’il y a des lésions ou des ulcères sur
son pénis, ou par la mince paroi à l’intérieur de l’urètre (l’ouverture au bout du pénis).
Les partenaires "actifs" qui ne sont pas circoncis peuvent courir encore plus de risques de contracter une infection au VIH et d’autres MTS.
Pourquoi ?
Le prépuce d’un pénis non circoncis sert d’environnement dans lequel le VIH peut survivre plus longtemps qu’il ne survivrait sur un pénis circoncis.
Mythe : Se retirer avant l’éjaculation diminue les risques.
Réalité : Le barebacking comporte toujours un risque important de transmission du VIH, même si le partenaire "actif" se retire avant
d’éjaculer.
En effet, le liquide prééjaculatoire infecté peut se répandre dans le rectum avant que le partenaire "actif" ne se retire.
Comment réduire les risques ?
Si les bonnes pratiques relatives à l’utilisation du préservatif sont respectées, la relation anale comporte peu de risques – autant pour le partenaire du bas que pour le celui du haut
(cette règle s’applique également aux relations anales entre hommes et femmes).
Les risques de transmission seront encore réduits si le partenaire
"actif" utilise un préservatif et se retire avant d’éjaculer.
Seul un préservatif de
bonne qualité (qui ne déchire pas et ne laisse pas passer les micro-organismes en raison de sa minceur) et lubrifié (on peut aussi utiliser un lubrifiant non gras en complément - à
base d'eau) qui est correctement employé garantit une protection efficace.
Même entre deux partenaires séropositifs, il importe d’utiliser un préservatif, car les infections répétées par le VIH ou les surcontaminations (par le VIH ou d’autres germes ou micro-organismes)
peuvent accélérer l’apparition de la maladie.
Les préservatifs pour femmes n’ont pas été conçus pour les relations sexuelles anales.
Cependant, les utiliser à cette fin peut réduire les risques de transmission du
VIH et d’autres MTS, mais cette utilisation n’a jamais été mise à l’essai.
Et si j'ai déjà pratiqué le barebacking ?
Si vous avez déjà pratiqué le barebacking (peu importe si vous étiez "actif" ou "passif"), vous devriez penser à passer un test de dépistage du VIH et des
autres MTS afin de protéger votre santé et celle de votre partenaire ou de vos partenaires.
Source :
Journalmetro
Vous avez dit ?