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Pamiers. SIDA : Le Chiva dépiste «gratos»
Nouveau centre de diagnostic et de dépistage anonyme des maladies sexuellement transmissibles et du HIV au 20, rue Charles-de-Gaulle.
Depuis le mois d'avril, au 20, rue Charles-de-Gaulle à Pamiers, un centre de dépistage du VIH anonyme et gratuit est
opérationnel.
Présenté officiellement à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, ce centre à vocation départementale et émanation du CHIVA dépend du pôle des
objectifs de santé.
Une opération «portes ouvertes» était donc organisée plus particulièrement en direction du grand
public.
L'occasion de faire connaissance avec le jeune docteur Maxime Cournot, responsable du pôle des objectifs de santé, et de Brigitte Lecoutour, infirmière référente,
tous deux à la tête de cette structure de proximité.
Ce centre de dépistage anonyme et gratuit ouvert par le centre hospitalier du Val d'Ariège est une réponse concrète à la recrudescence d'infections sexuellement
transmissibles, syphilis notamment, observée par les réseaux de surveillance épidémiologique.
Un état de fait qui traduit une augmentation des comportements à risques, notamment un relâchement quant à l'utilisation du préservatif.
En vue d'enrayer l'épidémie de VIH et de favoriser l'accès aux soins des populations à risques, le développement de ce type de structures de proximité assurant à la
fois le dépistage, le diagnostic et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST).
En parallèle, un nouveau service a été créé, le CIDDIST, entendez centre d'information, de diagnostic et de dépistage des infections sexuellement
transmissibles.
Démarche anonyme
Alors, concrètement, comment ça se passe ?
Sur ce lieu donc, l'infirmière Brigitte Lecoutour et le médecin Maxime Cournot vous reçoivent, évaluent le risque, proposent un dépistage et en cas de séropositivité
ces derniers vous orientent vers les soins.
La démarche est anonyme et gratuite.
Aucun enregistrement administratif est nécessaire, seule une carte avec numéro identifiant permet la traçabilité du dossier et le suivi des
examens.
Le CIDDIST permet, outre l'information et les conseils sur les risques et le dépistage des infections sexuellement transmissibles, d'avoir sur place un diagnostic et
un traitement.
Désormais, le dépistage des infections comme le chlamydia, infection fréquente (8 % chez les jeunes femmes) et souvent
sans symptôme, est proposé systématiquement.
Un seul traitement aux antibiotiques de quatre jours peut éviter des conséquences très graves comme une stérilité irréversible.
Enfin, cette permanence est un lieu où les patients peuvent formuler leurs maux avec leurs propres mots : « C'est aussi le
lieu pour parler des moyens de prévention les plus efficaces dans le respect des pratiques sexuelles de chacun », indique Brigitte Lecoutour, infirmière
référente.
Les consultations sont possibles le lundi, de 10 heures à 13 heures et de 15 h 15 à 18 heures, et le jeudi, de 15 heures à 18 heures.
Ligne directe 05 61 03 33 67 .
e-mail : cdag09@chi-val-ariege.fr
« 74% des HIV sont des hétéros »
Contrairement à bien des idées reçues, ce sont bel et bien les hétéros d'âge moyen qui sont les premiers touchés par le HIV.
Sur 100 cas, on en dénombre 74 chez les hétéros. 2% concernent les
drogués (utilisation de seringues notamment) et 24% les homosexuels.
A cela une explication, l'usage du préservatif qui n'est pas une pratique véritablement établie chez les hétéros de 40 ans et
plus.
Pas vraiment dans les mentalités, contrairement aux ados qui eux sont «nés avec» si l'on peut dire et ont été
sensibilisés à la chose au collège et au lycée notamment.
Les ados et les jeunes en général ont une pratique plus ludique du préservatif que les 40 ans et plus.
«Utiliser des préservatifs, ça peut
être très fun », rapporte le docteur Maxime Cournot.
Fluo, parfumé, vibrant, voire chauffant, oui, oui, le préservatif masculin se décline à toutes les sauces.
Les catalogues dans les sex-shops ou sur Internet en compteraient 40 000 références, de quoi «trouver chaussure à son
pied», comme dit mon cordonnier.
Il existe également un préservatif féminin, moins inspirant mais tout aussi efficace, dont la mise en place se fait une heure avant le rapport, pas vraiment dans le
feu de l'action, mais qui permet à la femme de «gérer», de contrôler les conditions de l'acte.
Rappelons que le préservatif reste à ce jour le meilleur moyen de se protéger du sida, maladie mortelle sexuellement transmissible et dont on n'a toujours pas trouvé
de vaccin pour l'éradiquer.
Source : LaDépêcheDuMidi
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