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Il faut se rendre à l’évidence que les sociétés ont des cultures dont la différence confine parfois à l’incompatibilité.
Ainsi donc longtemps méconnue, l’homosexualité est aujourd’hui fréquemment citée dans l’actualité et constitue un sujet sur lequel les avis sont plus ou moins tranchés.
Vivant dans un monde de plus en plus permissif et se référant à la démocratie et au libre arbitre, des associations d’homosexuels se sont organisées à travers le monde et revendiquent une manière d’être qui finit par attirer sur elles l’attention de ceux qui leur sont hostiles.
En effet, même si elle a toujours existé de par le passé, l’homosexualité était une pratique soigneusement cachée.
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La stigmatisation dont elle est l’objet était d’autant plus virulente qu’elle était condamnée par toutes les religions révélées y compris par les tendances asiatiques tels le bouddhisme ou l’hindouisme.
Signe des temps, plutôt que de se terrer et opérer entre adeptes, les homosexuels se sont mis à découvert et revendiquent publiquement leur droit à la différence.
Cette fronde, considérée comme arrogante, impie et contre nature, a amené
certains des contempteurs de cette pratique à un extrémisme qui complique davantage la situation des revendicateurs.
Par ailleurs, du fait qu’elle soit condamnée par toutes les religions connues, l’homosexualité apparaît partout comme une dérive.
Assise sur un socle culturel ancien et férue de liberté, la mentalité occidentale se montre poreuse à l’égard de l’homosexualité et c’est cette tolérance qui est à la base du mouvement Gay
aujourd’hui.
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Des hommes politiques bien en vue déclarent publiquement leur homosexualité
tandis que d’autres proposent des textes de lois destinés à protéger leur condition.
Ces libertés sont inimaginables dans les pays arabes où le Coran, qui est la référence commune tant au plan religieux que social, définit la conduite du croyant à l’égard des homosexuels :
ils doivent être mis à mort publiquement afin de servir de leçon.
En Afrique où les coutumes et le mode d’organisation sociale sont fondés sur l’utile et le concret, l’homosexualité était pratiquement inconnue et n’est apparue dans les mœurs d’une très infime
minorité qu’avec l’occidentalisation issue de la colonisation.
Considérée comme stérile, amorale et contre nature, elle n’a jamais fait
l’objet d’échanges entre adultes ni constitué un sujet sur lequel s’est penché un quelconque ethnologue.
Malgré une certaine ouverture au monde et la prise de conscience de la diversité des peuples, l’Africain est resté particulièrement réfractaire à toute forme de sexualité entre partenaires du
même sexe et n’évoque cette pratique qu’avec un profond dégoût.
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Malgré cela, le phénomène gagne peu à peu du terrain et l’Afrique est en passe de devenir aussi tolérante que l’Europe et l’Amérique vis-à-vis de l’homosexualité.
En cela, elle tend à ressembler aux autres continents qui eux aussi ont mis du temps avant de comprendre que certains groupes jugés socialement indésirables ne sont qu’une manifestation de la diversité des hommes.
A ce titre, combattre ou stigmatiser de tels groupes ne contribue en rien à
rendre la société meilleure, encore moins à empêcher que des hommes et des femmes vivent et expriment des pulsions sans doute inscrites dans leurs gênes et qui déterminent leur vie.
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Au Burkina Faso, on ne connaît pas de cas de fronde populaire contre l’homosexualité ni de procès intenté contre elle.
Les Burkinabè restent largement hostiles à l’homosexualité, mais préfèrent observer le phénomène de loin, évitant de se prononcer.
Bien entendu, il existe des irréductibles qui n’entendent pas trangiger avec de tels marginaux mais qu’on le veuille ou non, l’homosexualité est une réalité qui discrètement, fait son petit bonhomme de chemin en Afrique et au pays des Hommes intègres.
Source : LeFasoNet















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