Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Combien de temps dure l’amour ?
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L’amour, ce n’est pas l’affaire de Cupidon, mais de
la Nature.
Et la Nature se fout de nous rendre heureux.
Tout ce qui l’intéresse, c’est assurer la survie de l’espèce humaine.
Les scientifiques du monde entier sont unanimes, les sentiments amoureux ne seraient que la résultante d’une réaction chimique provoquée par les hormones afin de réunir deux êtres le temps de la
procréation : un an pour l’accouplement et la gestation, et deux ans pour permettre à la progéniture de devenir indépendante.
Après avoir rempli leur rôle, les hormones cessent toute activité et l’amour disparaît.
Comme ça, pfuit !
Jusqu’à la prochaine relation et ainsi de suite.
Plus on diversifie les relations, plus on sert l’espèce humaine.
Bien sûr, tous les couples ne pensent pas à faire des bébés.
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Après la passion, la
tendresse
Bien entendu, d’autres facteurs sont à prendre en compte comme la beauté, le
charme, la gentillesse et peut-être même la raison.
Mais sans phéromones, point de magie.
Lorsque la chimie opère, le cerveau libère une bonne dose de phényléthylamine, une amphétamine responsable des sensations de joie, d’excitation et d’euphorie, mais aussi de la perte
d’appétit.
Elle gomme les défauts du (de la) partenaire et le (la) présente sous un jour idéalisé.
Comme un drogué, on téléphone l’être “aimé”, on lui parle, on le dévore des yeux, on le touche…
Tout ça pour prolonger les effets de l’hormone de la passion.
Cela ne dure pas, hélas !
Saturés, les récepteurs neuronaux finissent par ne plus répondre et l’excitation faiblit.
Les endorphines prennent aussitôt la relève.
Elles mettent fin à toute cette frénésie et plonge le cerveau dans l’état d’ivresse raisonnable de l’attachement.
Il n’est plus question de passion, mais de tendresse et d’affection.
Jusqu’à la date butoir des trois ans de relation.
La faute à la Nature, on vous dit !
La routine aidant, l’activité du cerveau reprend son cours normal, débarrassée de l’excitation du début.
L’amour n’est plus.
Que reste-il, alors ?
L’ocytocine, l’hormone du bien-être, libérée lorsque le couple s’embrasse, se caresse ou fait l’amour…
Elle apaise, rassure et induit un sentiment de bien-être.
Si cette nouvelle forme de sentiment n’est pas entretenue, le cerveau se désensibilise.
Le couple se dissout ou ne tient plus que par la force de l’habitude, des obligations familiales ou d’une certaine apathie.
Voilà donc la triste destinée des amoureux du monde entier.
Et pourtant…
Oui, pourtant, certains couples continuent à s’aimer comme au premier jour, défiant les certitudes de la génétique.
Comment font-ils ?
Sont-ils des “erreurs” de la Nature ?
Même s’ils ne représentent qu’une goutte dans un verre d’eau, la Science les reconnaît.
Elle les appelle les cygnes, car comme ces oiseaux majestueux, leur amour est éternel.
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Vous avez dit ?