Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Le Black and White bar
Les couleurs du drapeau arc-en-ciel sont bien visibles quand on emprunte le quai de l'Yser qui longe la Charente, sur sa rive gauche. Symbole de paix, de
diversité et d'harmonie, c'est aussi un emblème de reconnaissance pour la communauté homosexuelle.
Depuis le mois de novembre, l'enseigne du Black and White a pris la suite d'un autre bar, qui avait fermé il y a plusieurs mois.
C'est un bar gay friendly, est-il écrit sur l'enseigne.
C'est-à-dire un établissement destiné à une clientèle homosexuelle. Mais pas seulement. Les hétérosexuels y sont aussi les bienvenus.
Les jeudis et vendredis soir, ils sont d'ailleurs aussi nombreux que les gays et lesbiennes.
« Il arrive que des hétérosexuels demandent au portier s'ils peuvent entrer, s'amuseraient presque les deux associés, Pascal Marchais, 37 ans et Ludovic Foulon, 28 ans. Cela fait
plaisir dans un sens que le milieu gay, autorise, entre guillemets, les hétéros. Il faut simplement avoir à l'esprit qu'ils peuvent voir des garçons ou des filles
s'embrasser».
Combler un manque
En fait, la seule restriction d'accès à l'endroit gardé par un portier est liée au look, à l'attitude et à l'âge.
« Une tenue correcte est exigée, c'est-à-dire que les joggings et tennis sont proscrits. Les personnes ivres ne sont pas admises. Enfin, les mineurs sont interdits », prévient Pascal
Marchais.
Ouvert depuis le mois de novembre, le bar concrétise un projet remontant au mois
de juin dernier pour le couple qu'ils forment depuis un an et demi.
« Il manquait un lieu dans la ville pour s'amuser, être tranquille. On s'est dit qu'un bar d'ambiance avec piste de danse, un DJ, des animations (karaoké, disco, soirées à thème...)
comblerait le manque et éviterait à des personnes de se rendre à La Rochelle ou à Bordeaux», souligne Pascal.
Des militaires
clients
Actuellement militaire à la base aérienne de Paban, Pascal ne peut gérer l'établissement.
Il devra attendre septembre prochain et le terme de son contrat.
Originaire de Mirambeau, il est entré dans l'armée en 1992.
S'il avoue s'être posé des questions au moment de révéler son homesexualité (son coming out) à ses collègues il y a un an, il a vite été rassuré : « comme ils me l'ont dit, nous
sommes des gens comme les autres ».
Tellement normaux d'ailleurs que des militaires sont aussi des clients du Black and White.
De son côté, Ludovic s'est installé à Saintes voilà trois ans.
Natif du nord de la France, il a effectué un crochet par Biarritz avant de travailler dans divers restaurants saintais.
Aidés par le frère de Pacal, Jean-Michel Nougarède, 40 ans et barman de profession, le couple n'affiche que des satisfactions trois mois après l'ouverture du bar.
Aucune manifestation homophobe, comme des graffitis sur la vitrine, n'est venue assombrir la quiétude de l'endroit.
Au contraire, des signes sont venus prouver que l'établissement s'intégrait dans son environnement.
Ainsi, mus par un esprit de curiosité, des commerçants qui avaient accepté de déposer des prospectus dans leur boutique, se sont ainsi rendus dans l'établissement.
« Même le personnel de notre banque et de notre agence immobilière sont venus », sourient Pascal et Ludovic.
A l'attention des commerçants, les deux complices projettent d'organiser bientôt une soirée.
« Afin qu'ils puissent s'amuser et se connaître ».
Situé quai de l'Yser, le Black and White est ouvert du mardi au dimanche de 17 heures à 2 heures.
Source :
SudOuest
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