Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Le mariage gay légalisé en Suède
Dans ce pays où la cérémonie religieuse peut tenir lieu d'acte civil, l'Église luthérienne reste partagée sur le nouveau texte de loi.
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Les couples homosexuels avaient le droit d'adopter un enfant, d'enregistrer un « partenariat » et de recourir à l'insémination artificielle.
Depuis le 1er mai, ils peuvent aussi convoler en justes noces.
Le texte de loi instituant le « mariage sexuellement
neutre » a été voté par les députés le 1er avril, par 261 voix contre 22.
La lutte a été longue.
Mais les couples de même sexe ont fini par l'emporter, malgré l'opposition des chrétiens-démocrates, appartenant à la majorité gouvernementale.
Un acte civil ou religieux
Ceux-ci ont longtemps plaidé en faveur d'un « mariage à la
française » : un acte civil et une bénédiction religieuse pour ceux qui le veulent.
Mais ils n'ont pas obtenu gain de cause.
Le mariage restera donc, en Suède, un acte civil ou religieux, au choix.
Un mariage à l'église a, ici, force civile.
Ce qui signifie aussi qu'un couple gay ou lesbien, désirant se marier, pourra désormais demander à un prêtre d'officier, lors d'une cérémonie religieuse en guise d'acte civil de
mariage.
En 2005, l'Église luthérienne de Suède - à laquelle appartiennent près
de 80 % des Suédois - avait accepté de bénir les partenariats homosexuels.
À l'époque, cette décision avait provoqué les foudres de plus de 800 prêtres, qui avaient lancé une pétition sur Internet pour dire leur mécontentement.
Les autres communautés religieuses du royaume s'étaient empressées d'exprimer leur désapprobation, annonçant qu'elles étaient prêtes à rompre tout dialogue oecuménique avec l'Église
luthérienne.
Pourtant, cet automne, l'Église de Suède pourrait bien aller encore plus loin
et devenir la première Église au monde à unir des couples homosexuels.
Une courte majorité de prêtres y serait favorable.
Lars Gårdfeldt, prêtre à Göteborg et père de jumeaux de 3 ans avec son mari, prêtre lui aussi, veut y croire, même si, remarque-t-il, « le débat est aussi dur qu'il y a une
cinquantaine d'années, quand l'Église a décidé d'accepter les femmes prêtres ».
Vous avez dit ?