Mardi 16 juin 2009
2
16
/06
/2009
20:00
-
Publié dans : Tranche de Vie
Une vie d'Hommes... (26)
A Toulon donc, j’opte pour ce logement situé à flanc de colline, la colline St Pierre, la vue y est très belle, nous avons la rade en partie depuis nos fenêtres, facile, nous sommes encore en bord
de mère.
En juillet 1992 nous partons pour rejoindre le Var, nous allons traverser la France avec nos 5 enfants en pleine grève des routiers, nous mettrons plus de deux jours, nous dormons dans la voiture,
sur la place d’un village dans la Drôme, pas vraiment notre route initialement prévue, mais nous n’avons pas pu prendre les autoroutes, bloquées…
A certains moments, nous traversons des routes au milieu de forêts, les forces de l’ordre nous guide tant bien que mal vers des directions quelques fois utopiques, nous faisons des détours
incroyables !
Au départ de Cherbourg, impossible de rejoindre l’ouest, nous avions prévu de partir en Dordogne pour passer la nuit et reparti le lendemain, au lieu de cela nous arrivons en région parisienne,
puis Bourges, pour nous retrouver dans un village en pleine nuit noyé par les camions à l’arrêt, nous stoppons entre eux, et dormons jusqu’au levé du soleil.
Exténués par un tel voyage, nous arrivons avec un jour de retard à Toulon, notre logement est vide, notre déménagement, bloqué par les routiers, ne nous sera livré qu’une quinzaine de jours plus
tard… nous logeons dans un hôtel militaire, plus du camping qu’autre chose, nous ne pouvons pas payer, une assistante sociale prendra en charge les frais… heureusement, mais tardivement ce qui ne
nous épargnera pas les problèmes bancaires, mais nous sommes habitués depuis tant d’années de mariage !!
Fin septembre 1992, K. accouche à l’hôpital militaire d’une petite M., M2 donc, le prénom que nous avons choisi est refusé par la mairie à quelques mois du passage de la loi autorisant les choix de
prénoms, de plus, nous avions un document prouvant l’existence de ce prénom, mais dans le déménagement, nous ne l'avons pas retrouvé… ce prénom est en deuxième dans son état civil, et elle continue
à se faire appeler comme cela… parce qu’elle l’adore !
Les enfants sont scolarisés dans les écoles en bas de la colline, les premiers sont en primaire, et vont vite rejoindre le collège du centre ville, K. ne supporte pas le collège de quartier, trop
d’enfants de l’endroit où nous logeons, nous serons obligés de les inscrire en option Russe, pour obtenir la dérogation nécessaire pour cet établissement.
M1 est en maternelle, un jour, l’institutrice nous convoque, nous pensons de suite à un problème de scolarité ou de comportement, c’est en général toujours pour ces raisons que les parents sont
conviés à rencontrer l’enseignant…
Nous nous rendons donc à la convocation, j’ai pris un jour spécialement pour cela, M1 nous voit arriver, elle a peur, l’éducation que nous donnons à nos enfants est assez stricte, mais l’autorité
de K. est certainement à revoir, je ne suis pas du tout dans la même lignée, mais en accord avec elle, je ne bronche pas quand elle dit quelque chose aux enfants, les discussions ont lieu après,
même si elle veut toujours avoir le dernier mot, je place le mien quand même, ça termine toujours en désaccord, en affrontement, presque en pugila.
Ma place de père en mesure d’autorité et mais surtout en qualité de chef de famille est souvent mise à mal par K. elle se déclare haut et fort « chef de famille », ce que je conteste,
cependant, dans les discussion en matière de législation elle reconnaît qu’en cas de litige, c’est moi le responsable, le beurre et l’argent du beurre… mais je ne prendrais pas la fermière,
plutôt le fermier si c’est possible !!
Dans nos disputes qui sont encore assez fréquentes, surtout en matière d'éducation des enfants et son autorité rarement juste, elle me reproche souvent de parler de sa vie, en fait, je ne peux en
aucun cas parler avec mes collègues de mes enfants étant donné qu'elle est la mère de mes enfants, et forcément, indirectement, je parle aussi de sa vie...
Elle a surtout coutume de nier l'existence des enfants quand des personnes nous demandent combien nous avons d'enfants, soit elle ment sur le nombre, soit elle les envoie promener !
Ma fierté d'avoir des enfants n'a plus aucune valeur ... finalement, tous ces éléments là ne prêcheront pas pour la survie de notre couple !
M1 doit passer des tests, voilà en gros ce que nous dit la maîtresse, nous croyons notre fille atteinte d’un problème d’ordre psycho, loin de là, elle s’ennuie en classe, elle est toujours en
avance, elle a une soif d’apprendre, aide toujours les autres dans leurs tâches scolaires, la classe étant à double niveau, M1 apprend aussi bien les leçons de son niveau que le niveau supérieur,
les tests psycho sont faits à l’école et un psychologue scolaire les analyse, puis la reçoit pour discuter avec elle.
Nous sommes convoqués à nouveau à l’issue, le psychologue nous explose le sujet, si nous laissons M1 dans cette classe elle risque fort de s’ennuyer fortement et de ce fait bâcler ses années de
scolarité suivantes… elle doit impérativement gravir au plus vite les classes où elle se sent à l’aise !
M1 saute donc une classe, nous sommes heureux, ce n’est pas la première fois que l’un de nos enfants passent un test de QI, T1 en son temps, les avait passés également, avec grand succès, mais nous
n’avions pas envisagé le passage en classe supérieure, la peur probablement, personnellement j’ai regretté !
Nous restons trois années sur la colline, puis je prends la décision, après bien des discussions dans le couple de quitter la Marine pour suivre une reconversion, K. de son côté a repris ses
études, à la Fac de Droit afin d’obtenir sa capacité.
Je me lance dans les dossiers à établir pour quitter mon employeur chez qui je suis depuis 1976, nous sommes en 1995…
En fonction de mes différents stages et emplois au sein de la Marine, j’ai droit exceptionnellement à une reconversion d’un an, logiquement, à cette époque accordée uniquement pour six mois.
En recherche de formation diplômante, je m’oriente alors vers l’informatique, appuyé par mon médecin général et ses services, j’obtiens un stage d’un an dans une école privée en Alsace.
L’Alsace, je ne connais pas, je ne connais pas l’Est de la France, une nouveauté !
Convoqué à Strasbourg pour y passer les tests d’admission, je réussis les épreuves et me vois donc admis à suivre la prochaine session de formation en qualité d’analyste programmeur de gestion, à
moi le langage informatique…
Tout le monde à la maison est content de partir, nous avons toujours aimé déménager, non pas pour quitter les régions où nous sommes mais surtout pour voir d’autres horizons… en l’occurrence, pour
cette fois, la ligne bleue des Vosges !
Pour trouver un logement, alors que je suis encore militaire et le serai encore jusqu’au lendemain de la fin de ma formation, je me déplace pendant trois jours à Strasbourg une nouvelle fois dans
l’optique de chercher un appartement que je trouve rapidement dans la banlieue même, à Lingolsheim ; je découvrirai également le côté très gay-friendly de la ville avec ses saunas que je visiterai
le soir venu pour quelques heures de plaisir humides….
Dans ces établissements, comme toujours quand j’y vais mais je ne consomme pas de chair fraîche, voire moins fraîche pour certains, ceux qui osent s’approcher sont vite remis en place, tant que
dans ma tête je ne suis pas libre, je n’accepte aucun contact avec un autre…
A suivre…
Ce périple avec la grève des camionneurs je l'ai vécut aussi, en descenadant faire une intervention de deux jours à Tarbes, mais je passais entre les mailles sur de petites routes entre la rn20 et la rn10, j' en profitais pour emmener toute la famille avec un peu d'avance sur les congés...
L'alsace je ne connais pas, dans les vosges une branche de ma famille coté maternelle, la grand mère, mon arrière garnd mère avait 77 ans de olus que moi, et était né un 31 octobre et moi le 30?, cela ce renouvelle fréquement mon deuxième un 26 oct, ma fille un 8 fev mais là on ne lui fêtrea plus son annaiversaire à cette date car c'était aussi le jour de la naissance de Randy..
J'aurais pu faire des stages à Ilkirch mais c'était plutôt à Brest qu'on m'envoya!
Pour ta petite, c'est sur que c'est ennuyant pour elle si son niveau est au dessus et c'est une bonne résolution que de passer à l'étage au dessus, pour les prénom, à Vincennes il refusèrent celui que je donnais à mon ainé, il est placé en deuxième, dans d'autre commune il serait passé...
Bonne soirée
Bisous
merci pour la photo,
bonne soirée,
Jj