Dimanche 4 octobre 2009
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Publié dans : TV-Cinéma-Spectacles
Seven
Seven (Se7en) est un film américain de David Fincher sorti
en 1995.
L'inspecteur de police William Somerset est à sept jours de la retraite.
Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills.
L'enquête :
un homme de très forte corpulence est retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghetti, ses membres étant attachés.
Mills s'occupe d'une autre affaire : un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « avarice » inscrit par terre.
Mais ils ne vont pas tarder à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés.
En effet, le tueur s'inspire des sept péchés
capitaux pour commettre ses
meurtres...
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Ce qui suit dévoile des moments clés de
l’intrigue.
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1er crime : la gourmandise
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-> Le premier meurtre du film, lié au péché de gourmandise, est
représenté par un homme
obèse, retrouvé mort la tête dans une assiette de
spaghettis.
-> Le meurtrier va le faire manger jusqu'à ce que
son estomac soit saturé et lui assènera ensuite un coup de pied qui lui fera exploser le foie,
l'estomac et la rate.
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-> Le péché de gourmandise représente non pas le fait de manger pour se nourrir, mais le fait de manger plus que
nécessairement.
-> L'homme est donc mort d'avoir « trop »
mangé.
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2e
crime : l'avarice
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-> Le deuxième meurtre du film, lié au péché d'avarice, est représenté par un riche
avocat avide d'argent, qui n'hésitait pas à défendre des meurtriers, des pédophiles et des dealers pour
amasser sa fortune.
-> Il est retrouvé mort avec
les poignées d'amour taillées.
-> Le tueur lui a fait choisir une partie de son
corps qu'il trancherait ensuite lui-même.
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-> Le péché d'avarice est synonyme d'« égoïsme », mais d'une manière encore plus prononcée.
-> Il était donc très dur pour un homme comme cet
avocat de devoir choisir une partie de son corps à sacrifier.
-> Le but du meurtrier était donc de faire
« partager » une partie du corps de cet homme.
-> Le fait de devoir donner une livre de chair fait
référence au Marchand de Venise où Shylock demande une livre de chair à l'homme qui lui doit de l'argent.
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3e
crime : la paresse
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-> Le troisième meurtre du film, lié au péché de paresse, est représenté par un homme qui est resté allongé sur un
lit pendant un an sans rien faire, ni manger ni boire...
-> Le tueur l'avait attaché afin qu'il ne puisse
plus rien faire d'autre que dormir et lui administrait des antibiotiques afin que les maladies
survenues suite à la défaillance de son système
immunitaire (malnutrition) ne le tuent pas.
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-> La paresse veut dire être paresseux au point de ne rien vouloir faire de sa vie et pourrait même être
mis à jour comme étant de l'altruisme.
-> La victime, Victor, avait de sérieux ennuis avec la justice. (Il était
pédophile, ne travaillait pas et vendait de la drogue pour gagner sa vie.)
-> Le tueur a donc voulu le punir de n'avoir rien fait de son
existence.
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4e
crime : la luxure
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-> Le quatrième meurtre du film, lié au péché de luxure, est représenté par une prostituée attachée à un lit, obligée de se faire pénétrer par un
godemichet surmonté d'une lame de couteau.
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-> La luxure, c'est le plaisir sexuel recherché pour soi-même.
-> La prostituée allait coucher à droite et à
gauche dans le seul but de faire l'amour, en risquant de transmettre des maladies.
-> Le tueur l'a punie par le péché qu'elle
commettait si souvent.
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5e
crime : l'orgueil
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-> Le cinquième meurtre du film, lié au péché d'orgueil, est représenté par une femme qui voulait à tout prix être
la plus belle, se sentir la meilleure...
-> Le tueur l'a lacérée, lui a coupé le nez et lui
a placé un téléphone dans une main et une boite de somnifères dans l'autre.
-> Elle avait ainsi le choix entre appeler les
secours ou se suicider.
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-> L'orgueil est une trop grande fierté de soi.
-> Cette femme a préféré mourir plutôt que de vivre
complètement défigurée.
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6e
crime : l'envie
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-> Le sixième meurtre du film est lié au péché d'envie.
-> C'est Jonathan Doe, le tueur qui le
commet ; il envie l'inspecteur Mills et a donc essayé de s'approprier sa vie et la femme de celui-ci.
-> Celle-ci ayant refusé, il l'assassine en lui
coupant la tête, Tracy Mills devient alors la victime du péché d'envie .
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-> L'envie peut pousser à commettre des actes irréparables, et le tueur avait tellement envie de vivre comme
l'inspecteur, qu'il a vu tous ses « espoirs » s'envoler par le refus de la femme.
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7e
crime : la colère
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-> Le septième meurtre du film est lié au péché de colère ; c'est l'inspecteur Mills qui le commet ;
totalement abattu et désespéré par la mort de sa femme (et de son enfant à naître, dont il apprend l'existence par la bouche de Jonathan Doe) et très en colère contre le tueur, il
l'assassine de plusieurs balles dans le corps et achève la série de meurtres liés aux sept péchés capitaux, Jonathan Doe devient alors la victime du péché de colère.
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-> Comme l'envie, la colère peut pousser à commettre des actes irréparables. -> L'inspecteur Mills en fait les frais et est embarqué par la
police à la place du tueur pour meurtre.
Seven signifie sept
en anglais.
Le film se rapproche de M le maudit (Fritz Lang, 1933) sur plusieurs
points : la ville n'a pas de nom (bien que l'on voie plusieurs fois le nom New York), l'assassin est une ombre mystérieuse.
De plus, bien qu'étant en couleurs, les couleurs sont ternes proche du Sépia (il pleut tout le temps),
sauf le dernier jour, jour de la révélation...
Le film est donc quasiment en noir-et-blanc.
Il se rapproche également du Silence des agneaux.
David Fincher, dont c'est le second film à sortir au cinéma, signe un film policier sombre, proche
du film noir ; à l'action et aux explosions, il préfère une scène de recherche à la
bibliothèque.
La seule course-poursuite se fait à pied, avec peu de coups de feu.
C'est un film sans réel héros, il va même jusqu'à ne pas citer le nom de l'acteur, Kevin Spacey (en citant son nom un spectateur habitué a son visage aurait pu reconnaitre l'acteur et déduire qu'il avait un rôle important), jouant l'assassin au générique, assassin
dont le nom (John
Doe) signifie « monsieur
X ».
Le générique, signé Kyle Cooper, met tout de suite dans l'ambiance : sur fond de musique
métal industriel signée Nine Inch Nails, les titres sont dans une police de type « machine à
écrire », l'image noir-et-blanc saute (comme sur un mauvais projecteur) et montre en gros plan les mains d'une personne préparant méticuleusement un document ; le
contraste noir-et-blanc introduit ainsi l'opposition bien/mal (au sens chrétien) et la scène introduit le thème de l'action murement réfléchie et longuement préparée.
Dans le générique final, les titres défilent dans le sens inverse de l'habitude (du haut vers le bas), terminant sur une notion d'inversion des valeurs.
Source :
Extraits de Wikipédia
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