Samedi 28 novembre 2009
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Publié dans : Homophobie
Filtrages sur le net: l’homosexualité victime de cyber-censure ?
Les gays et les lesbiennes seraient-ils de plus en plus réduits au silence sur Internet ? Au vu des politiques de filtrages de certaines grandes entreprises et institutions françaises, la question
mérite que l’on s’y penche.
En effet, impossible pour les employés d’EDF, de France Télécom et de la SNCF ou
pour les utilisateurs du wifi dans certains lieux publics d’accéder à certains sites gays ou lesbiens.
Exit donc notre cher Yagg, comme bien d’autres sites d’informations LGBT, qui se retrouvent en un coup de clic magique relégués au rang des sites au contenu “blasphématoire” ou “pour
adulte”.
Exemple : dans une médiathèque de la Mairie de Paris, Yagg est inaccessible !
Une constatation vérifiée auprès de Michel Trentadue, adjoint au directeur des systèmes et technologies à la Mairie de Paris : “notre politique de filtrage est en adéquation avec le code pénal
interdisant toute diffusion de messages à caractère violent ou pornographique”.
“SEXE”, “DROGUE”, “ARME”, “HOMOSEXUALITÉ” : TOUS DANS LE MÊME PANIER ?
“L’administration fait un réel amalgame entre homosexualité et pornographie”, déplore Cyril Bauchais, président de Mobilisnoo, l’association LGBT de France Télécom/Orange.
Alors “sexe”, “drogue”, “arme”, “pédophilie”, “homosexualité”: tous dans le même panier ?
Pas vraiment…
S’il est impossible de visionner certains sites, d’autres passent à travers les mailles du filet comme ceux de SOS homophobie ou d’associations LGBT des entreprises.
Chez France Télécom, Tetu.com est consultable, Yagg.com non, et inversement dans d’autres entreprises.
Sur les ordinateurs publics de la Mairie de Paris, la rubrique “homosexualité : accepter l’homosexualité” du site Sexoconseil est filtrée, pas “Comprendre son homosexualité”
sur le site Atoi2voir dans lequel est écrit noir sur blanc “l’homosexualité peut-elle être soignée ?”
Difficile donc de déterminer quels mots ou quelles catégories sont blacklistés de la toile par les administrations.
Et celles-ci de rester très obscures quant à leur réelle politique de filtrage.
“Rien n’est illégal si les entreprises informent leurs salariés comme à travers une charte”, indique la Cnil.
BIG BROTHER N’EST PAS TRÈS LOIN
Toujours est-il qu’au-delà de l’amalgame homosexualité = pornographie, c’est en réalité la tendance générale voulant réduire la sphère du privé sur le lieu de travail qui fait peur.
Big Brother n’est pas loin…
“La SNCF affichait sur ses murs le top 10 des sites les plus vus par les agents et interdit maintenant les messageries personnelles”, raconte Jérôme Bougerolles, président de
l’association Gare ! (”les gays et les lesbiennes de la SNCF”) avant de confier qu’un mail envoyé de sa messagerie professionnelle à son petit ami lui avait été retourné
sous prétexte qu’il contenait des mots sexuels en anglais !
Ce triste constat fait écho à la vague de filtrage mondial.
Nos voisins anglais, roumains et danois s’apprêtent eux aussi à ordonner à leurs fournisseurs d’accès de filtrer le web au nom de sa sécurisation.
Pouvons-nous d’ores et déjà imaginer que les sites parlant d’homosexualité soient définitivement rayés de la toile au nom de la lutte contre la pornographie dans ces pays ?
Ou pire encore que cette vague de restriction des libertés atteigne la France ?
Source : Raphaëlle
Santini (Yagg)
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ben! il n'y a plus qu'a tout intredire, ce serai mieux non!
Cela me dégoûte se genre de comportement...
Hélas la vie est ainsi et encore pour combien de temps?!