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Hugues le Despenser
Hugues le Despenser dit « le Jeune » (1286 - 24 novembre 1326), est le second favori du roi Édouard II d'Angleterre qui le laisse gouverner à sa place. Il est le fils d'Hugues le Despenser dit l'Ancien et d'Isabella de Beauchamp.
Après la mort de Pierre Gaveston en 1312, le roi témoigne d'une faveur grandissante envers son neveu par alliance (également beau-frère de Gaveston).
Mais, comme avec Gaveston, les barons sont rapidement indignés par les honneurs que le roi fait pleuvoir sur les Despenser père et fils, particulièrement à partir du moment où Despenser le Jeune, en 1318, se met en tête de se faire attribuer le comté de Gloucester avec les terres de sa dépendance.
En 1320, la situation politique anglaise recommence à être dangereusement instable.
Édouard transgresse la loi en faveur de Despenser le Jeune : lorsque le seigneur de Braose de Gower vend son titre à son gendre, procédure parfaitement légale dans les marches galloises, Despenser demande au roi de lui céder Gower en lieu et place du bénéficiaire.
Contre le droit et la loi, Édouard confisque Gower qu'il offre à son favori, déclenchant immédiatement la fureur de la plupart des barons.
En 1321, le comte de Hereford, en accord avec le comte de Lancastre et d'autres seigneurs, prend les armes contre la famille Despenser, et le roi est contraint de trouver une issue à la crise.
Le 14 août, à Westminster, accompagné des comtes de Pembroke et de Richmond, le roi déclare bannis les Despenser, père et fils.
La victoire des barons montre cependant la limite de leur cohésion : avec le départ des Despenser, beaucoup de seigneurs, oublieux de leurs liens – familiaux, politiques – veulent remplir le vide laissé par les deux favoris.
L'opposition abattue, les Despenser de retour, le roi et ses favoris deviennent les maîtres incontestés du royaume : au Parlement de York, en 1322, Édouard publie une loi qui abroge toute ancienne ordonnance limitant son pouvoir et empêchant tout tentative d'empiétement.
Le roi n'est plus soumis à la volonté du Parlement, et les hauts seigneurs, les prélats et les Communes doivent endurer la loi royale en silence.
Plus dure sera la chute :
En septembre 1326, Roger Mortimer et Isabelle de France débarquent en Angleterre.
L'invasion a bientôt trop de renfort et de soutien pour pouvoir être contenue.
Par conséquent, le roi ne parvient pas à réunir l'armée qu'il souhaite, et tant Édouard que les Despensers se voient bientôt totalement isolés.
Ils quittent Londres le 2 octobre, laissant la ville sombrer dans le chaos.
Le 15 du même mois, un soulèvement de la population conduit à la capture puis la décapitation de John le Marshal – Londonien accusé d'être un espion à la solde des Despenser – et du trésorier d'Édouard, Walter Stapeldon, évêque d'Exeter, avec deux de ses écuyers.
Le roi trouve tout d'abord refuge à Gloucester (il l'atteint le 9 octobre), puis fait voile vers le sud du pays de Galles, afin d'organiser sa défense sur les terres des Despenser.
Mais Édouard se voit dans l'incapacité de monter une armée et ses propres serviteurs l'abandonnent, lui et Despenser le Jeune, le 31 octobre.
Le 27 octobre déjà, Despenser l'Ancien avait été accusé d'encourager le gouvernement illégal de son fils, de s'enrichir aux dépens des autres, de spolier l'Église et d'avoir pris part à l'exécution illégale du comte de Lancastre.
Il est pendu puis décapité à la potence de Bristol.
Henri de Lancastre, comte de Leicester, est alors envoyé au pays de Galles, afin d'en ramener le roi et Despenser le Jeune et, le 16 novembre, Henri s'empare d'Édouard, de Despenser le Jeune et de leurs proches, près de Tonyrefail (où une plaque rappelle aujourd'hui l'événement).
Les soldats royaux sont relâchés, Despenser le Jeune est envoyé auprès d'Isabelle à Hereford, tandis que le roi est amené à Kenilworth par son propre cousin.
Surnommé « Mignon » d'Édouard, il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à être « Hanged, drawn and quartered » (expression utilisée jusqu'en 1870 dans le code pénal anglais décrivant les supplices subis : la pendaison, l'infamie d'être traîné sur une claie et l'écartèlement).
Il est supplicié en public le 24 novembre 1326, ses parties génitales coupées puis incinérées, avant d'être éviscéré puis exécuté.
Sa tête est exposée à Londres quelque temps après l'exécution.
Source : Wikipédia
Je crois qu'à cette époque toutes les histoires petites ou grandes étaient très sanglantes. Dan
oui je pense bien, on n'avait pas beaucoup d'avocats de la défense capable d'éviter la décapitation ...
Ah si seulement Anne Boleyn avait eu Gilbert Collard !!... comme le nez de Cléopâtre, ça aurait changé la face du monde !!
Hello JJ ! Cette histoire est aussi brillamment racontée dans les "Rois Maudits" de Robert Merle ! A bientôt !
Je me sens flatté !...
j aime l histoire , , j ai lu les rois maudits bien surs .., mais j aime bien relire
bonne journée pour toi
@ kénavo
Je les ai vus à la télévision quand j'étais jeune avec Jean Piat, l'ancienne version donc ...
@+
Kénavo !
Le pouvoir, l'avidité, les privilèges, les exécutions : l'Histoire est un éternel recommencement ! Bonne journée Amitiés Le Chaton
Mais je pense que le pire est la recherche du pouvoir, c'est encore d'actualité !!
amicalement
Jj
je découvre, c'est intéressant
une page d'hsitoire, comme tant d'autres à cette époque un peu mouvementée !
Bien rigoureux le climat en cette Angleterre....
Bises
Mais non, ce sont des idées reçues avec un bon parapluie ça passe tout seul !