Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Dans le film Avatar, les Na'Vis ont des corps dignes des
dieux.
Et l'on en vient à regretter la scène d'amour coupée au montage par le réalisateur James Cameron.
C'est dire le niveau de réalisme –et de séduction– atteint par les images de synthèse. La tentation est donc grande d'adapter cette technologie au porno.
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C'est le créneau dans lequel s'est engouffré Adult Source Media, une société plutôt spécialisée dans le porno d'animation hétéro, mais qui lorgne aussi du côté des gays.
En mai dernier, ce studio avait ainsi lancé Pirate's Booty, un film sur les rapports virils et explicites entre des forbans au long cours.
Elle récidive aujourd'hui avec Tales from The Gods, un péplum X entièrement réalisé en images de synthèse.
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Les super-héros s'envoient en
l'air
À vrai dire, l'animation au service du porno gay n'est pas une nouveauté.
On se souvient par exemple de Stonewall and Riot, incroyable film où les super-héros s'envoient en l'air en plein vol, et où les super-vilains sont de vraies vilaines folles tordues.
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Mais cette tentative ressemblait plutôt à un délirant cartoon, comme si Batman et les 4 Fantastiques, version dessin-animé , étaient tombés dans un flacon géant de poppers.
Quant au clip Master Latino Circus (visible sur www.xtube.com), il
proposait une scène de baise sexe sur un tube de… Britney Spears, et relevait de la parodie joueuse.
Pirate's Booty (jeu de mot entre le trésor, et le cul du pirate) se situe lui aussi sur le terrain de la parodie.
Il reprend tous les clichés de Pirate des Caraïbes.
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Cette fois, six marins embarqués sur un galion, se donnent du bon temps entre deux tempêtes.
Et quand ils débarquent sur une ile vierge, ils s'intéressent de très près aux charmes d'un indigène pas farouche.
Si le ton est volontairement potache (le héros s'appelle Jack Swallow, « Jack J'avale »), les images tendent vers un réalisme jusque là inédit.
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Le mousse blond (ci-dessus) qui se fait pilonner par le rustre capitaine
est particulièrement troublant, et l'indigène à la peau d'ébène offre un derrière des plus parfaits à des sexes parfaitement bandés.
« Les gays veulent du hardcore
»
Wendy Crawford, la productrice, a investi quelques centaines de milliers de dollars dans ce créneau, et a débauché des artistes venus du monde du jeu vidéo pour relever le challenge.
« Les gays veulent du hardcore. Des pénétrations, des éjaculations, des mecs bien vicieux. C'est ce qu'on a voulu montrer », explique-t-elle.
Et il est vrai que l'hyper-réalisme de l'aventure ne laisse pas indifférent.
Mais l'arrivée d'un fantôme aux yeux phosphorescents, qui va se farcir tout
l'équipage, fait retomber cet ovni visuel dans une catégorie porno-fantastique plus drolatique qu'érotique.
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Pirate's Booty a néanmoins suscité suffisamment de buzz pour inciter ASM à transformer l'essai avec Tales from the Gods (ci-dessus), une nouvelle production qui explore l'univers antique.
Le prélude ressemble à une scène de jeu vidéo cheap, bariolée de couleurs arc-en-ciel tout droit sorties de La Piste aux Etoiles et de Mario Kart.
Les dieux de l'Univers (Zeus, Ares, Anubis, etc.) se sont réunis pour nous raconter les dessous chauds de l'Histoire.
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Des gladiateurs qui s'embrochent en plein cœur du Colisée, jusqu'aux orgies dans les thermes athéniens, on nage en pleine synthèse historico-porno-kitsch.
La vue d'un pharaon qui pimente sa croisière sur le Nil dans les bras de son favori est pourtant loin d'être déplaisante.
Certes, les corps sont tous un peu trop glabres, et les pénétrations, les postures un peu trop mécaniques pour vraiment nous leurrer.
Mais ces scènes de sexe digitales semblent bien faire entrer l'industrie X dans un nouvel âge.
Les porn stars vont-elles bientôt se retrouver au chômage ?
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Une question toute simple peut fournir la réponse : a-t-on vraiment envie de se tripoter devant des images de synthèse ?
On vous laisse vous faire une idée en regardant les bande-annonces…
Vous avez dit ?