Le Blog de Jj
ou la vie d'un papa gay à Toulouse
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Ukulélé
Le ukulélé est un instrument à cordes
pincées traditionnel des îles
Hawaii, proche du cavaquinho portugais dont il est une adaptation. Souvent bon marché et à la mode dans la première moitié
du XXe siècle, ce petit instrument polyvalent composante indispensable d’un
orchestre hawaiien fut
rapidement adopté par divers courants musicaux - de la chanson populaire au jazz -
parfois parce qu’il apportait une dimension humoristique ou exotique à un ensemble.
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La vision américaine de l'histoire de l'instrument identifie souvent trois
grandes vagues de mode du ukulélé, toutes associées à un évènement ou une personnalité particulière, manifestant son apparition au devant de la scène puis son éclipse temporaire.
Le terme même de vague a été choisi en référence à la culture surf très associée au ukulélé dans les
années 50.
La première vague qui a donnée une très grande visibilité à l'instrument est
associée à l'exposition internationale Panama Pacifique de 1915, où le pavillon hawaiien mit en avant avec un énorme succès les musiciens hawaiiens, la guitare hawaiienne, le hula et
évidemment le ukulélé.
Le succès de l'instrument en fit le compagnon de scène de nombreux artistes (Cliff Edwards, Roy
Smeck, etc...) et un élément important, qui
devint synonyme de la vie des jeunes gens de l'époque (cf. infra sa présence dans le cinéma).
Il devient moins important avec la seconde guerre mondiale sans disparaitre totalement des médias.
La deuxième vague serait liée à l'invention du ukulélé en plastique (cf.
infra, Mario Maccaferri
et le ukulélé) et surtout sa promotion à la télévision
par Arthur Godfrey.
Indéniablement, le nombre de ukulélés vendus à partir des années cinquante (près de neuf millions de ukulélés en plastiques) témoigne de la réalité de cette vague.
La fin de cette vague et donc l'éclipse suivante est en général associée à Tiny Tim et aux années
70.
La troisième vague est plus délicate à caractériser et ne met pas tous les
spécialistes d'accord.
Cyril LeFebvre expose plusieurs sources depuis les années 80
de cette troisième vague assez inédite pas rapport aux deux précédentes, en résumé :
Le ukulélé est une adaptation de la braguinha ou machete de
l'île de Madère qui est une des formes du cavaquinho portugais.
Il fut amené à Hawaii par des immigrants portugais de l'île de
Madère en 1879,
débarqués là pour cueillir la canne à sucre.
L'arrivée du ukulélé est parfaitement datable : il est avéré que c'est à bord du Ravenscrag que la braguinha (ou machete, variante madérane de l'instrument) fut
importée à Hawaii (à l'époque l'archipel était encore appelé îles Sandwich).
À bord du bateau se trouvaient les trois hommes que l'histoire a retenu comme responsables de l'introduction et de la transformation d'une certaine tradition de lutherie portugaise : il
s'agissait de Manuel Nunes, José do Espírito Santo et Augusto Dias, trois ébénistes de Madère qui avaient des connaissances en lutherie et qui transportaient apparemment leurs cavaquinhos.
La notion des trois vagues reste assez américano-centrée, en France, on pourrait voir quelques vaguelettes mais assez distinctes.
La première est d'une part le fait de musiciens hawaiiens exilés en France dès les années 10, d'autre part importée des états-unis à la fin des années 20, la deuxième serait la manifestation du
ukulélé dans la culture polynésienne et son tamouré dans les années 50, la troisième
vague des années 1990/2000 est d'une nature là aussi assez différente.
Toutefois ce modèle des trois vagues ne s'applique qu'assez artificiellement à la France.
Source : Wikipédia
(extraits)
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