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Historique

Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 05:59
- Publié dans : Historique

 

 

 

Manneken-Pis

 

 

 

Le Manneken-pis, de son nom en dialecte brusseleer (bruxellois) Manniken Pis signifiant « le môme qui pisse », est une statue en bronze d'une cinquantaine de centimètres qui est en fait une fontaine représentant un petit garçon en train d'uriner. Elle est située au cœur de Bruxelles, dans le quartier Saint-Jacques, à deux pas de la Grand-Place, à l'intersection de la rue de l'Étuve et de la rue du Chêne. Cette statue est le symbole de l'indépendance d'esprit des Bruxellois.

 

Manniken-Pis.jpgPhoto gracieusement offerte par Viviane (Link)

 

 

On trouve trace, dès 1388, de l'ancêtre de la statue actuelle : une fontaine située à l'angle des rues de l'Étuve et du Chêne, constituée d'une statuette en pierre dénommée « Petit Julien » (Julianekensborre), un nom qui est encore parfois utilisé pour désigner Manneken-Pis.

 

images-copie-1.jpg

 

On ne dispose d'aucune représentation de cette fontaine, mais dès 1452, le nom de Manneken-Pis apparait dans un texte.

 

À cette époque, la fontaine jouait un rôle essentiel dans l’ancienne distribution d’eau potable.

 

h-4-1431208-1235144677

 

La statuette de pierre est remplacée par une statuette en bronze commandée en 1619 à Jérôme Duquesnoy l'Ancien (1570-1641), grand sculpteur bruxellois de l'époque, père de Jérôme Duquesnoy le Jeune et de François Duquesnoy.

 

À l'origine, elle se dressait sur un pilier et l'eau se déversait dans une cuvette rectangulaire.

 

Ce n'est qu'en 1770 que ce pilier fut remplacé par la niche actuelle.

 

PICT4328_.jpg

 

L'obscurité entourant ses origines a donné matière à de nombreuses historiettes.

 

Parmi les plus souvent citées figurent les suivantes.

 

En 1142, alors que le duc de Lotharingie Godefroid III était encore un tout jeune enfant au berceau, certains de ses vassaux se révoltèrent et affrontèrent les troupes ducales lors de la bataille de Ransbeke.

 

DPP_0041.jpg

 

Pour donner du cœur au ventre à ses partisans, le berceau de l'enfant fut pendu à un chêne sur le champ de bataille.

 

Alors que ses troupes étaient en mauvaise posture, le petit duc se dressa dans son berceau et satisfit un besoin naturel.

 

manneken-pis-dressed-in-uniform-1dfd88.jpg

 

Ce geste redonna courage à ses troupes qui l'emportèrent.

 

La fontaine perpétuerait le souvenir de cette victoire.

 

Manneken-Pis.jpg

 

Le nom de la rue du Chêne, au coin de laquelle se dresse la statue, rappellerait l'arbre qui se dressait sur le champ de bataille.

 

Une autre légende raconte qu'un enfant aurait éteint, à sa manière, la mèche d'une bombe avec laquelle les ennemis voulaient mettre le feu à la cité.

 

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Une autre encore qu'un enfant perdu aurait été retrouvé par son père, riche bourgeois de Bruxelles, dans la position que l'on imagine.

 

La dernière est qu'un petit garçon avait pour habitude d'uriner sur la maison d'une sorcière.

 

Manneken_Pis_dracula.jpg

 

Un jour, la sorcière voulut figer le petit garçon, mais un saint homme mit à la place une statue du petit garçon le représentant.

 

La statue fut cachée par les Bruxellois lors du bombardement de Bruxelles de 1695 par l'armée française.

 

387033_Manneken-Pis-van-Brussel_620.jpg

 

Le 16 août 1695, elle fut replacée triomphalement sur son socle.

 

On inscrivit alors au-dessus de sa tête un passage de la Bible : «In petra exaltavit me, et nunc exaltavi caput meum super inimicos meos.» (le Seigneur m'a élevé sur un socle de pierre, et maintenant moi, j'élève ma tête au-dessus de mes ennemis).

 

415646-Manneken_Pis-Brussels.jpg

 

La statue fut volée à plusieurs reprises.

 

En 1745, des soldats anglais l'emportèrent jusqu'à Grammont, dont les habitants aidèrent les Bruxellois à la récupérer.

 


manneken-weteran.jpg

 

En témoignage de reconnaissance, la ville de Bruxelles offrit une réplique de Manneken-Pis à Grammont.

 

Deux ans plus tard, ce fut un groupe de soldats français qui retira la statue de son socle.

 

Pour calmer les esprits, le roi Louis XV offrit un habit à Manneken-Pis et le décora de la croix de Louis XIV.

 

Manneken-Pis.JPG

 

Elle fut volée à nouveau en 1817 par un forçat gracié nommé Antoine Licas.

 

Le coupable fut lourdement puni : condamné aux travaux forcés à perpétuité, il fut d'abord attaché pendant une heure à un carcan sur la grand-place.

 

Manneken_Pis_Brussel.jpg

 

L'original ayant été brisé lors de son enlèvement en 1817, certains pensent que l'on fabriqua un nouveau moule et que la statue actuelle serait une réplique.

 

Il n'existe cependant aucun document le prouvant de manière incontestable.

 

Manneken-Pis connut d'autres péripéties au XXe siècle.

 

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Dérobé en 1963, il fut aussitôt retrouvé à Anvers.

 

Les choses furent plus graves lors de sa disparition en 1965 : la statuette avait été brisée et il n'en subsistait que les pieds et les chevilles.

 

Le corps fut néanmoins retrouvé en 1966.

 

L'«original» est conservé au deuxième étage de la Maison du Roi.

 

Le jet d'eau est, à l'occasion de fêtes, remplacé par des breuvages.

 

Ainsi, on rapporte qu'en 1890, au cours de grandes fêtes bruxelloises qui se déroulèrent durant deux jours, le petit bonhomme distribua du vin et du lambic (bière bruxelloise).

 

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Actuellement, certaines sociétés folkloriques bruxelloises ont gardé pour tradition lors de célébrations annuelles (Saint-Verhaegen…) d'offrir à boire en faisant couler de la bière par le Manneken-pis.

 

Le Manneken-pis est devenu, avec la Grand-Place et l'Atomium, un des symboles de Bruxelles.

 

 

 

Source : Wikipédia

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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 05:59
- Publié dans : Historique

 

 

Hugues le Despenser

 

 

 

 

Hugues le Despenser dit « le Jeune » (1286 - 24 novembre 1326), est le second favori du roi Édouard II d'Angleterre qui le laisse gouverner à sa place. Il est le fils d'Hugues le Despenser dit l'Ancien et d'Isabella de Beauchamp.

 

 

Hugues-le-Despenser.jpg

Après la mort de Pierre Gaveston en 1312, le roi témoigne d'une faveur grandissante envers son neveu par alliance (également beau-frère de Gaveston).

 

Mais, comme avec Gaveston, les barons sont rapidement indignés par les honneurs que le roi fait pleuvoir sur les Despenser père et fils, particulièrement à partir du moment où Despenser le Jeune, en 1318, se met en tête de se faire attribuer le comté de Gloucester avec les terres de sa dépendance.

 

En 1320, la situation politique anglaise recommence à être dangereusement instable.

 

Édouard transgresse la loi en faveur de Despenser le Jeune : lorsque le seigneur de Braose de Gower vend son titre à son gendre, procédure parfaitement légale dans les marches galloises, Despenser demande au roi de lui céder Gower en lieu et place du bénéficiaire.

 

Contre le droit et la loi, Édouard confisque Gower qu'il offre à son favori, déclenchant immédiatement la fureur de la plupart des barons.

 

En 1321, le comte de Hereford, en accord avec le comte de Lancastre et d'autres seigneurs, prend les armes contre la famille Despenser, et le roi est contraint de trouver une issue à la crise.

 

Le 14 août, à Westminster, accompagné des comtes de Pembroke et de Richmond, le roi déclare bannis les Despenser, père et fils.

 

La victoire des barons montre cependant la limite de leur cohésion : avec le départ des Despenser, beaucoup de seigneurs, oublieux de leurs liens – familiaux, politiques – veulent remplir le vide laissé par les deux favoris.


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L'opposition abattue, les Despenser de retour, le roi et ses favoris deviennent les maîtres incontestés du royaume : au Parlement de York, en 1322, Édouard publie une loi qui abroge toute ancienne ordonnance limitant son pouvoir et empêchant tout tentative d'empiétement.

 

Le roi n'est plus soumis à la volonté du Parlement, et les hauts seigneurs, les prélats et les Communes doivent endurer la loi royale en silence.

 

Plus dure sera la chute :

 

En septembre 1326, Roger Mortimer et Isabelle de France débarquent en Angleterre.

 

L'invasion a bientôt trop de renfort et de soutien pour pouvoir être contenue.

 

Par conséquent, le roi ne parvient pas à réunir l'armée qu'il souhaite, et tant Édouard que les Despensers se voient bientôt totalement isolés.

 

Ils quittent Londres le 2 octobre, laissant la ville sombrer dans le chaos.

 

Le 15 du même mois, un soulèvement de la population conduit à la capture puis la décapitation de John le Marshal – Londonien accusé d'être un espion à la solde des Despenser – et du trésorier d'Édouard, Walter Stapeldon, évêque d'Exeter, avec deux de ses écuyers.

 

Le roi trouve tout d'abord refuge à Gloucester (il l'atteint le 9 octobre), puis fait voile vers le sud du pays de Galles, afin d'organiser sa défense sur les terres des Despenser.

 

Mais Édouard se voit dans l'incapacité de monter une armée et ses propres serviteurs l'abandonnent, lui et Despenser le Jeune, le 31 octobre.

 

Le 27 octobre déjà, Despenser l'Ancien avait été accusé d'encourager le gouvernement illégal de son fils, de s'enrichir aux dépens des autres, de spolier l'Église et d'avoir pris part à l'exécution illégale du comte de Lancastre.

 

Il est pendu puis décapité à la potence de Bristol.

 

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Henri de Lancastre, comte de Leicester, est alors envoyé au pays de Galles, afin d'en ramener le roi et Despenser le Jeune et, le 16 novembre, Henri s'empare d'Édouard, de Despenser le Jeune et de leurs proches, près de Tonyrefail (où une plaque rappelle aujourd'hui l'événement).

 

Les soldats royaux sont relâchés, Despenser le Jeune est envoyé auprès d'Isabelle à Hereford, tandis que le roi est amené à Kenilworth par son propre cousin.

 

Surnommé « Mignon » d'Édouard, il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à être « Hanged, drawn and quartered » (expression utilisée jusqu'en 1870 dans le code pénal anglais décrivant les supplices subis : la pendaison, l'infamie d'être traîné sur une claie et l'écartèlement).

 

Il est supplicié en public le 24 novembre 1326, ses parties génitales coupées puis incinérées, avant d'être éviscéré puis exécuté.

 

Sa tête est exposée à Londres quelque temps après l'exécution.

 

 

Source : Wikipédia

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