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Lutte contre le Sida : Le secteur privé matérialise son engagement


Le secteur privé a signé avant-hier, en présence du ministre de la Santé et de la Prévention, une déclaration d’engagement dans la lutte contre le sida.  Les enjeux de la survie des entreprises justifient cet acte.


Le secteur privé représenté par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), le Conseil national du patronat (Cnp), le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), l’Unacois-Jappoo, l’Union nationale des chambres des métiers (Uncm) ont signé avant-hier, leur déclaration d’engagement dans la lutte contre le Sida.

La cérémonie qui s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de la Prévention, le Dr Safiétou Thiam, et du représentant de la coopération technique allemande (Gtz)s, Adreas Prosksch, a été l’occasion pour les intervenants de rappeler la nécessité des entreprises dans la lutte contre la pandémie.

« La lutte contre le Sida doit être un combat permanent et une affaire de tous. Ce secteur privé ne peut pas être en marge. Nous devons préserver la santé de nos ressources humaines qui sont des facteurs de compétitivité », indique le directeur exécutif du Cnes, Mor Talla Kane.

Faudrait-il d’ailleurs le rappeler, la pandémie a des incidences négatives sur la vie des entreprises, dans la mesure où les travailleurs affectés sont démoralisés et cet état d’esprit a des effets néfastes sur la productivité de l’entreprise.

Au cours de cette rencontre, des organisations comme le Cnp qui a une longue expérience en matière de lutte contre le Sida, ont réaffirmé leur engagement à intensifier les actions de prévention.

« Nous sommes associés dans la lutte depuis 1992. Aujourd’hui, 60 entreprises ont signé la charte de lutte contre le Sida, notre objectif est d’atteindre 200 entreprises d’ici 2010. Nous réaffirmons notre engagement dans la lutte contre le Sida d’une manière générale et en particulier en milieu de travail », a laissé entendre Papa Nalla Fall.

Prenant la parole, le président du Meds (Mouvement des entreprises du Sénégal), Mbagnick Diop, a insisté sur l’élaboration de stratégies adéquates pour limiter les infections et atténuer les impacts de la pandémie sur les secteurs de la vie active.

« Ces dernières années, la propagation du Sida a atteint des proportions inquiétantes. Le Sida peut avoir des retombées négatives sur la démographique et sur l’économie. La seule manière de limiter les infections, c’est la prévention », souligne Mbagnick Diop.

Selon le président de l’Unacois-Jappoo, le lieu de travail doit être l’un des endroits les plus propices à l’éducation et à la communication.

Le sous-directeur général de la Gtz, Andreas Proksch, a exprimé sa disponibilité à accompagner les entreprises dans la lutte contre ce fléau.

Tout le monde s’accorde que de la stabilité des entreprises dépend la bonne santé de tous les travailleurs et leur préservation contre des maladies comme le Sida.

« La qualification de la main d’œuvre et le renforcement des capacités des Pme ne peuvent être pérennes que si la santé des entrepreneurs, de leurs employés et apprentis, n’est pas menacée », soutient Andreas Prosksh.

Le ministre de la Santé et de la Prévention, le Dr Safiétou Thiam, a salué l’initiative du secteur privé qui va concourir à apporter une réponse multisectorielle à la lutte contre le Sida.

« Par la signature de cet engagement les entreprises ont compris la nécessité de s’impliquer dans la lutte. Vous pouvez compter sur notre soutien », affirme le ministre de la Santé qui a invité tous les acteurs à la vigilance pour la maîtrise de la prévalence estimée à 0.7%, selon l’Enquête démographique et de santé (Eds) de 2005.



Source : leSoleilMultimédia
Sam 31 mai 2008 Aucun commentaire