François-Xavier ou la vie gay de tous les jours
Agression homophobe sur un parking qui borde l'A23 à Raismes
Lundi soir, deux Valenciennois ont été victimes d'une agression gratuite, à
caractère homophobe et raciste. Les quatre agresseurs ont été interpellés. Ils auraient déclaré souhaiter faire « la chasse aux pédés » ce soir-là.
Ce fait divers récent tend à prouver que l'homophobie est loin de
disparaître.
Deux Valenciennois ont en effet été hospitalisés, lundi, après avoir été agressés sur le parking de la mare à Goriaux, au bord de l'A23 à Raismes (près de Valenciennes).
Antoine (1), 25 ans, a eu le nez cassé par « un coup de boule » (5 jours d'ITT).
Son ami Djamel, 21 ans, souffre quant à lui d'une fracture au bras droit ainsi que d'une plaie à la tête et de multiples contusions (21 jours d'ITT) après avoir été frappé avec une
matraque télescopique.
C'est que leurs agresseurs les attendaient de pied ferme, ce lundi soir, sur l'aire de Millonfosse au bord de l'axe Lille - Valenciennes.
Que ce soit Antoine et Djamel ou d'autres, les quatre garçons semblaient bien déterminés à mener leur « chasse aux pédés » - comme l'a entendu Antoine au cours de sa
confrontation avec les agresseurs -, jusqu'au bout.
Pour ce faire, les quatre occupants de la Citröen C2 « tunée » s'étaient armés d'une matraque télescopique, et d'un pied de biche dont il ne sera pas fait usage mais que les
policiers retrouveront, dissimulé sous un fauteuil.
Tous originaires de Valenciennes et de ses environs, ils décident vers 21 heures de se poster, à l'affût, sur l'aire de Millonfosse qu'ils savent réputée comme
lieu de rencontre.
Antoine et Djamel tomberont dans le piège.
Après avoir amené les deux amis à l'écart des regards, sur le parking de la mare à Goriaux, trois des quatre occupants seulement participeront à l'agression.
Antoine, frappé au visage, s'est effondré tout de suite.
Djamel, voulant le défendre, est alors pris à partie. Les agresseurs se déchaîneront sur lui à coups de pied, coups de poing, ainsi qu'avec la matraque télescopique.
Symboles néonazis
Les deux victimes réussiront malgré tout à s'échapper, avant de se retrouver aux urgences de l'hôpital de Valenciennes.
Dès le lendemain matin, grâce au numéro d'immatriculation que Djamel avait pu relever, les enquêteurs ont procédé à l'interpellation des quatre agresseurs (deux majeurs et deux
mineurs) à leur domicile.
Une visite matinale qui semble avoir été riche d'enseignements pour les policiers. Des symboles et des documents comportant des inscriptions néonazies auraient été retrouvés dans les
habitations.
Les deux mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant d'être présentés au juge des enfants. Les deux adultes sont quant à euxen détention
provisoire dans l'attente d'être jugés en comparution immédiate, lundi, par le tribunal correctionnel de Valenciennes.
Grégory Autem
Source : LaVoixDuNord