François-Xavier ou la vie gay de tous les jours

Sado-masochisme


For Sir Tom !!


Le sado-masochisme ou sadomasochisme (ou SM, mot plus souvent utilisé par les personnes qui pratiquent, pour se démarquer de la connotation négative du mot "sadomasochisme") est une
pratique sexuelle consistant à utiliser la douleur, la domination ou l'humiliation dans la recherche de plaisir.




Bien que d'anciens livres comme le Kâmasûtra citent les morsures et les griffures comme moyens de parvenir à l'extase, la culture judéo-chrétienne considère l'utilisation de la douleur comme une pratique à part et, généralement, comme une pratique perverse.

La psychiatrie
porte le même regard sur cette pratique : Freud le conceptualise comme le « désir de faire souffrir l'objet sexuel, ou le sentiment opposé, le désir de se faire souffrir soi-même[1] ».


Le terme est un
mot-valise formé de sadisme et de masochisme.


Le premier nom s'applique à celui qui doit faire souffrir (physiquement ou non) l'objet de son désir pour parvenir au plaisir, le second désigne celui qui doit ressentir cette douleur et la domination qui l'accompagne pour atteindre le même effet.

Sadisme
est un dérivé du nom du
philosophe des Lumières, Sade, auteur dont les récits mettent souvent en scène des relations sexuelles fondées sur la souffrance et l'humiliation, tandis que masochisme provient du nom de Sacher-Masoch, écrivain autrichien dont le roman La Vénus à la fourrure raconte une relation amoureuse devenant progressivement une relation de domination.


Notons, pour reprendre les observations de Gilles Deleuze[2], que l'association par Freud des deux termes, sadique et masochiste, est une juxtaposition imparfaite dans le sens où le sadique, celui qui fait souffrir dans l'oeuvre de Sade, n'est pas une personne qui pourrait faire partie de l'univers mental du masochiste chez Sacher-Masoch.

En effet, le sadique (chez Sade) se complaît dans la souffrance non consensuelle, alors que le masochiste (de Sacher-Masoch) aime à régler, dans des contrats consensuels, les modalités diverses de sa
« soumission ».


Il faut cependant nuancer ces
étymologies : dans La Vénus à la fourrure, le plaisir que prend le narrateur à devenir l'esclave d'une femme et de l'amant de celle-ci est tout relatif.



Il faut donc être prudent avec l'analogie entre l'histoire romanesque et la pensée moderne du sadomasochisme.

De même, le « sadisme » décrit dans les œuvres de Sade ne saurait être réduit à une seule pratique sexuelle et n'a que peu à voir avec la représentation moderne que l'on s'en fait.

Il représente, de manière plus générale, une confrontation philosophique entre la pensée de l'homme bon par nature et l'homme mauvais qui doit brider ses passions.


Le sadomasochisme de Sade formule une vision du monde par l'image sexuelle qui est en réalité une confrontation morale de valeurs et de systèmes.


L'utilisation du terme sadique dans le cadre du sadomasochisme implique une relation de domination codifiée.

Elle implique un jeu de règles établies entre les partenaires, qui fixe des limites dans les actes posés[3].


Le terme sadique représente ainsi plus une personne dominante que réellement sadique.

Une relation entre un sadique véritable et un masochiste est très rare dans le cadre d'un consentement libre et éclairé.

Une telle relation n'a normalement lieu que dans le contexte d'une relation de dépendance affective vécue par la personne soumise dans le cadre de problèmes psychologiques cliniques. Voir
DSM-IV



Une illustration humoristique de la rencontre impossible entre un sadique véritable (donc non consensuel et un masochiste (recherchant un dominant avec qui des limites au jeu sont posées) ) est la fameuse blague suivante: un sadique et un masochiste se rencontrent.

Le masochiste demande au sadique : « Fais­ moi mal ! » le sadique répond, avec un sourire (sadique): « Non ! ».


Dans les pays occidentaux, le sadomasochisme n'est pas interdit par la loi s'il se pratique entre partenaires adultes consentants.

Cependant, l'affaire Spanner
a montré la vulnérabilité légale potentielle des personnes pratiquantes.


Dans cette affaire, aucune personne n'a porté plainte, mais plusieurs hommes ont été condamnés à plusieurs années de prison.


La
Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a aussi statué dans l'affaire K.A. et D.D. c/Belgique (jeux sexuels entre plusieurs hommes et une femme) le 17 février 2005 contre une pratique du sadomasochisme si la personne "esclave" demandait de façon expresse mais aussi tacite l'arrêt de ces pratiques.


En l'occurence, la justice juge le manquement au consentement, mais pas la pratique en elle-même, ce qui était le cas dans l'affaire Spanner.




Source  : Wikipédia
Mar 24 mar 2009 2 commentaires
bonjour
Voilà un bel article sur la pratique du s.m, acte sexuel que je ne pratique pas et par rebond n'aime pas, de même la relation maître esclave qui en est proche, mais c'est intérressant de "dédramatiser" ces pratiques et la aussi ne pas jeter l'opprobe aux pratiquants quand c'est librement consenti.
amitié et bisous
covix - le 24/03/2009 à 09h26
je ne pratique pas non plus, mais il est bon d'en parler quand même !
bises
Jj
Tu sais, le thème de mon dernier roman "lapeaudumonde.com" est assez proche de ce thème, bien que radicalement différent, puisque non exhibitionniste et bien sûr dérivé d’un mal-être tout à fait explicable sur le plan psychanalytique. (À mon avis, ça l’est toujours).
 Etranges photos, fortes et parlantes qui elles aussi rejoignent mon autre dernier livre de photos « hémographographie du désordre » bien qu’il n’y soit jamais décrit cette version acceptée de la souffrance, mais celle, subie.
 @ bientôt Jj

Michel
giliberti michel - le 24/03/2009 à 17h43
j'achèterai tes livres, j'attends encore un peu, dans l'espoir d'une rencontre sur Toulouse pour une dédicace !!
@ bientôt
FX
Jj