François-Xavier ou la vie gay de tous les jours
Ebène
Les caractéristiques principales de l'ébène sont sa couleur noire et sa densité élevée.
Ces caractéristiques ne sont pas systématiques, car elles résultent d'une maladie du cœur de l'arbre.
Aussi trouve t'on des échantillons d'ébène plus ou moins foncés et durs.
Seuls les Diospyros à bois noir ou approchant le noir, peuvent prendre l'appellation d'ébénier.
Les plaqueminiers (Diospyros kaki), par exemple, bien que très proches dans la classification botanique, n'en sont pas.
Le mot ébène (du genre féminin) est dérivé du latin ebenus, lui-même du grec ebenos (mot d'origine égyptienne hbnj) qui désignait déjà ce bois à l'époque de l'Égypte pharaonique, où il entrait dans la composition de petits objets précieux de toutes sortes.
Habitat
Montagnes chaudes et caillouteuses.
Haut de 25 à 30 m (dimensions d'un chêne) pour un fût de 7 à 10 m et un diamètre de moins d'un mètre.
Bois précieux très noir ou veiné.
Grain très fin, bois très lourd.
Fil droit, coupe nette, très sec sous l'outil et fendage franc.
Finement pailleté d'incrustation de cristaux d'acide oxalique qui lui donnent son aspect scintillant si particulier à la lumière.
Poli parfait, luisant, très lisse, mat ou brillant, très lourd (densité de 1,00 à 1,10) débardé en bûches purgée d'aubier de taille suffisante pour être portées par un homme (30-70 kg) puis lié à d'autre espèces moins denses pour assurer sa flottabilité.
Botanique, espèces :
Ebène des Indes, Diospyros ebenum (Inde, Ceylan).
Exportation quasi-impossible (espèce protégée) et seules de petites pièces de lutherie finies peuvent être exportées.
Ebène de Madagascar Diospyros perrieri (Madagascar, Maurice).
C'est la variété qui fut la plus utilisée pour les meubles français des XVII° et XVIII° siècles.
Ebène du Gabon Diospyros crassiflora (Gabon, Cameroun).
C'est la variété la moins noire ; elle est même parfois veinée de blanc.
Dès le XIIe siècle, l'ébène était considérée en Europe comme un bois des plus précieux.
Elle était employé à la fabrication de petits objets (coffrets, manches de couteaux, jeux d'échecs, etc.)
Au Modèle:S-XVIIe, on réussit à la débiter en plaques très minces que des spécialistes collaient sur des meubles richement décorés.
En France, les ouvriers qui travaillaient le bois étaient groupés, depuis le XIe siècle, en deux corporations : celle des charpentiers, pour le gros œuvre et celle des menuisiers, pour les objets plus petits (meubles, huisserie, parquet, etc).
Mais là, c'était un travail de haute précision, qu'aucune de ces deux corporations ne savait pratiquer.
Les premiers ébénistes vinrent des Pays-Bas.
Dans la hâte, il fallut donc créer, à Paris, en 1743 la corporation des ébénistes.
En 1789, lors des États Généraux cette corporation parisienne comptait déjà officiellement 1 142 membres.
Ils s'étaient regroupés naturellement dans le faubourg Saint-Antoine à deux pas de la Bastille...
Source : d'après les infos Wikipédia
Lun 18 mai 2009
1 commentaire
Il y a étonnant bon nombre de métiers que nous aurions aimés faire, et bizarrement nous en choisissons un autre !!
Bisous
Bisous
Jj
Voilà un article qui ne me laisse pas indifférent, c'est un métier, menuisier, que j'aurais aimé faire, les parfums des essences de cette matière m'envoûte, et le quartier du fbg St antoine, c'est la que je suis né...quand aux illustrations, un clin d'oeil à mon parrain...
Merci pour ce partage
Bisous