François-Xavier ou la vie gay de tous les jours
Gladiateurs
Les gladiateurs (du latin: gladiatores signifiant « combattant à l'épée », ou « épéiste ») étaient des combattants professionnels, esclaves ou non (esclaves affranchis pour leurs exploits ou engagés volontaires) qui se battaient entre eux ou contre des fauves, à l'origine pour honorer la mémoire d'un mort, puis de plus en plus pour le divertissement du public. Les plus anciennes représentations de combats rituels en Italie ont été retrouvées dans des tombes lucaniennes à Paestum, datées entre 370 et 340 av. J.-C.
À Rome, le plus ancien combat de gladiateurs mentionné dans les textes se déroule en 264 av. J.-C., sur le Forum Boarium (le marché aux bœufs), espace à caractère utilitaire et sans prestige situé près de l'extrémité nord du Circus Maximus.
Ce combat fut rapidement suivi par de nombreux autres puis leur finalité désacralisée. Ainsi en 105 av. J.-C., les jeux devinrent publics.
Ils seront interdits au IVe siècle par l'empereur Constantin Ier, mesure sans effet réel avant la fin du IVe siècle.
Les combats de gladiateurs avaient à l’origine une signification religieuse.
Il fut interdit d'organiser un munus sans autorisation préalable du sénat ; d'en donner plus de deux fois par an ; ou de faire paraître plus de 120 gladiateurs au cours d'un même
spectacle.
Seul l'empereur put dépasser les limites fixées.
Ainsi Auguste engagea-t-il sous son règne environ 10 000 gladiateurs, soit dix fois le maximum autorisé.
Les combattants pouvaient aussi bien être des professionnels aguerris que des novices, des esclaves ou des hommes libres sans distinction ethnique ou sexuelle.
À côté de ces hommes sévissaient des gladiateurs d'exception.
Les combattants étaient entraînés dans des casernes impériales installées dans les provinces.
Quatre grandes écoles étaient implantées à proximité du Colisée : le ludus magnus, le ludus matutinus, le ludus dacicus et le ludus gallicus.
Suivant le rythme des combats, les gladiateurs voyageaient fréquemment d'un bout à l'autre de l'Empire.
Lorsque le nouveau gladiateur arrivait dans le ludus, il commençait par choisir une arme, selon ses aptitudes physiques.
La veille du combat, un banquet est offert aux gladiateurs.
Le perdant demande la mort et si l’empereur est présent, il décide en tenant compte de l’avis du public.
« Mitte », laisse-le, ou « Jugula », égorge-le, ou encore « stante missi », match nul.
Après plusieurs victoires, le gladiateur peut obtenir un sabre de bois, le rudius, signe de sa libération.
Il existait plusieurs grades parmi les gladiateurs.
Les primi pali appelés aussi les primus palus étaient des combattants chevronnés.
On connaît aussi les secundi pali ou secundus palus et les pali ou palus. Le gladiateur débutant était un tiro.
Dresser des gladiateurs lourds entre eux favorisait le combat rapproché et la force physique.
L'opposition entre combattants légers accordait la priorité à l'agilité et à la technique.
Les combinaisons les plus savantes consistaient à mettre en présence armaturae lourdes et légères.
Pendant les entractes, des parodies de combat étaient offertes au public.
Types de gladiateurs
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Andabate : gladiateur
lourdement armé qui combattait en aveugle sans armes défensives autre que sa cuirasse ; Nous n'avons que très peu d'informations le concernant, des chercheurs doutent même de son
existence.
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Armatura (plur.
Armaturae) : catégorie de gladiateur. Les différents types se différenciaient par les armes utilisées, mais aussi par les techniques de
combat.
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Caternaire :
gladiateur ne combattant que par groupe.
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Crupellaire :
spécificité gauloise, gladiateur "lourd".
- Dimachère : gladiateur ayant une épée dans chaque main. Il était alors ambidextre.
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Essédaire (essedarius) : gladiateur qui combattait du haut d'un char.
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Fortus : on
dit d'un gladiateur qu'il est fortus lorsque celui-ci est en réussite (en rapport avec la gloire du célèbre gladiateur
Fortus).
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Galerus :
pièce métallique montante jusqu'au milieu de la joue qui protégeait l'épaule gauche du rétiaire ainsi qu'une partie de son visage.
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Gladius :
glaive.
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Hoplomaque
(hoplomachus) : gladiateur armé d'une lance et d'un petit bouclier rond affrontant le mirmillon.
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Ludi : jeux
donnés à date fixe ou en des circonstances particulières, pour célébrer une fête ou un événement exceptionnel.
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Laniste
(lanista) : propriétaire d'une troupe de gladiateurs qu'il louait ou vendait à un editor désireux d'organiser un
spectacle.
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Laquearius :
gladiateur qui avait pour arme un lacet.
- Liberatio : acte qui libérait un gladiateur de l'obligation de combattre.
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Manica : protection de cuir ou d'écaille de métal qui couvrait le bras droit. La main droite était quant à elle protégée par un gant de cuir.
- Mirmillon ou myrmillon (mirmillo) : gladiateur "lourd" se battant principalement contre le thrace. Au début il combattit contre le rétaire mais bien vite le sécutor devient l'adversaire privilégié de ce dernier. Il est armé d'un gladius, et protégé par un casque, un scutum, une manica, et une, voire deux ocrea .
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Munéraire (munerarius) : éditeur du munus. À Rome, c'était l'empereur et les hauts magistrats (préteurs, édiles, questeurs, consuls) ; en province, de riches notables ou des magistrats locaux.
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Munus (plur.
munera) : combat de gladiateurs. À l'origine, « cadeau » offert à l'occasion de funérailles.
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Ocrea : pièce
de métal et de cuir protégeant la jambe gauche. Certains gladiateurs en portaient aux deux jambes comme le thrace et le mirmillon.
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Palus : pieu
sur lequel s'entraînaient les gladiateurs.
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Parmularius: gladiateur de la
classe dite Thrace, ainsi nommée du fait de la parma threcidica (de parma : "bouclier").
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Provocator :
type de gladiateur par lequel tout gladiateur débutait sa carrière.
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Rétiaire
(retiarius) : gladiateur léger, équipé d'un trident, d'un filet et d'un poignard. Il ne portait pas de casque, sa seule protection était le
galerus.
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Sagittarius :
combattant armé d'un arc.
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Samnite : type
ancien de gladiateur dont le nom évoque les redoutables guerriers du sud de l'Italie qui s'opposèrent à Rome au IVe siècle av.
J.-C.
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Scutum :
long bouclier rectangulaire.
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Secutor :Adversaire privilégié du rétiaire, c'était un gladiateur appartenant à la classe des scutati, il est considéré comme un "lourd"
combattant.
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Scissor :
"celui qui tranche ou qui taille". Armatura rare qui apparaît dès le Ier siècle. Le scissor qui est un parfait "anti-rétiaire", constitue une évolution du secutor. Il conserve son casque mais remplace son scutum par un manchon
métallique terminé par une demi-lune tranchante. Il est également protégé par une lorica qui est une armure d'écaille en
métal.
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Thrace :
gladiateur léger muni d'une dague courbe, la sica supina ou falx supina, et d'un petit bouclier.
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Tiro :
gladiateur novice.
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Venatio (plur.
venationes) : chasse, combat d'animaux entre eux ou contre des hommes, sous toutes ses formes.
- Venator : combattant prenant part à une venatio. Chasseur d'animaux sauvages destinés à l'arène.
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Source : Extraits de Wikipédia
Sam 7 nov 2009
1 commentaire
Tout l'art est dans "la reine"!
covix - le 08/11/2009 à 22h46
mais qui fera le roi ?
Jj